sole1750 

        Que ce poème demandé

    Aille vers toi, comme venu

    D'un souvenir versé

    A une terre d'oubli...

    Pour te souffler à l'oreille

    Son agonie la plus secrète,

    Lorsqu'en tes nuits, agitée

    Par tes souvenirs, peut-être

    Tu liras, une fois au moins,

    Les strophes du poète.

    Moi ?...Je vis dans la passion

    De ce rêve lointain

    Que je garde tel un voeu

    Déjà ancien de mon coeur.

    Et je sais, en mon obsession amère,

    Que ma tête lasse

    Ne tombera libérée

    De la prison de son rêve

    Que lorsque je dormirai de mon dernier sommeil

    Sur ma couche dernière.

.

EVARISTO  CARRIEGO

 

 

.