samedi 14 juillet 2007

OISEAUX....

Extraits de Oiseaux L'oiseau de tous nos consanguins le plus ardent à vivre, mène aux confins du jour un singulier destin. Migrateur, et hanté, acharné d'inflation solaire, il voyage de nuit, les jours étant trop courts pour son activité. Par temps de lune grise couleur du gui des Gaules, il peuple de son spectre la prophétie des nuits. Et son cri dans la nuit est le cri de l'aube elle même : cri de guerre sainte à l'arme blanche. Au fléau de son aile l'immense libration d'une double saison ; et sous la courbe du vol, la... [Lire la suite]
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samedi 14 juillet 2007

DU MAITRE D'ASTRES ET DE NAVIGATION....extrait

."....Secret du monde, va devant ! Et l'heure vienne où la barreNous soit enfin prise des mains !... J'ai vu glisser dans l'huile sainte les grandes oboles ruisselantes de l'horlogerie céleste,De grandes paumes avenantes m'ouvrent les voies du songe insatiable,Et je n'ai pas pris peur de ma vision, mais m'assurant avec aisance dans le saisissement, je tiens mon oeil ouvert à la faveur immense, et dans l'adulation. Seuil de la connaissance ! avant-seuil de l'éclat !... Fumées d'un vin qui m'a vu naître et ne fut point ici... [Lire la suite]
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samedi 14 juillet 2007

SAINT JOHN PERSE

"Allocution de Saint-John Perse au Banquet Nobel du 10 décembre 1960 à Stockholm, J'ai accepté pour la poésie l'hommage qui lui est ici rendu, et que j'ai hâte de lui restituer.La poésie n'est pas souvent à l'honneur. C'est que la dissociation semble s'accroître entre l'oeuvre poétique et l’activité d'une société soumise aux servitudes matérielles. Ecart accepté, non recherché par le poète, et qui serait le même pour le savant sans les applications pratiques de la science. Mais du savant comme du poète, c'est la pensée... [Lire la suite]
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samedi 14 juillet 2007

ME VOICI RESTITUE(E) A MA RIVE NATALE...

ME VOICI RESTITUE(E) A MA RIVE NATALE     « …Comme celui qui se dévêt à la vue de la mer, comme celui qui s’est levé pour honorer la première brise de terre […]    Les mains plus nues qu’à ma naissance et la lèvre plus libre, l’oreille à ces coraux où gît la plainte d’un autre âge,    Me voici restitué à ma rive natale… Il n’est d’histoire que de l’âme, il n’est d’aisance que de l’âme.    Avec l’achaine, l’anophèle, avec les chaumes et les sables, avec les choses les plus frêles, avec les... [Lire la suite]
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