dimanche 12 août 2007

LA FEMME - UNIVERS

    C'est une femme-île dont les bras de quatre vents ceignent les mersune femme-main dont les cinq doigts de sable tamisent l'écumeune femme-temps aux innombrables grains pour filtrer la beauté qui passeC'est une étroite bande virile dans l'océan qui la surplombe Sa langue dorée prend des reflets de lapis-lazulides reflets de syntaxe sur fond d'azur offerts à sa peau de lambrisUn cancer de mausolées saints borde ses reins de sableElle le guérit dans des alcools nordiques distillés de haines banaleset... [Lire la suite]
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dimanche 12 août 2007

PIERRE CLAVILIER

Il te faudra quitter, une à une, les écailles, plonger dans l'estuaire où le fleuve se transforme en océan, éviter les rochers, disparaître dans la folie diaphane d'un siphon jusqu'aux fonds dont nul ne revient jamais. Nue, tu sentiras les algues t'envelopper la ceinture, te prendre le ventre à vendre, les seins, les paupières, les mains. Un poisson te guidera sur le grand chemin transparent qui t'orientera droit à la lumière perpétuelle. Tu deviendras ensuite essence pour connaître enfin l'un des sens de la vie, livrant sans... [Lire la suite]
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dimanche 12 août 2007

IDYLLE

IdylleTu voulais que je te disele secret du printemps. Moi je suis pour le secrettout comme le sapin. Arbre dont les mille petits doigtsindiquent mille petits chemins. Je ne te dirai jamais, mon amour,pourquoi le ruisseau coule lentement. Mais je placerai dans ma voix stagnantele ciel cendré de ton regard. Tourne autour de moi, petite brune !Fais attention à mes petites feuilles. Tourne encore autour de moi,en jouant à la noria de l'amour. Ay ! Je ne pourrais te dire, même si je voulais,le secret du printemps.... [Lire la suite]
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dimanche 12 août 2007

IDILIO

Tú querías que yo te dijera el secreto de la primavera. Y yo soy para el secreto lo mismo que es el abeto. Árbol cuyos mil deditos señalan mil caminitos. Nunca te diré, amor mío, por qué corre lento el río. Pero pondré en mi voz estancada el cielo ceniza de tu mirada. ¡Dame vueltas, morenita! Ten cuidado con mis hojitas. Dame más vueltas alrededor, jugando a la noria del amor. ¡Ay! No puedo decirte, aunque quisiera, el secreto de la primavera. Federico García... [Lire la suite]
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