« Ta voix coule douce
comme d’un pot de miel, et dans son mouvement,
le désir met dans mes mains terrestres
ses roses au feu habituel.

J’arrive exaspéré au sommet
de ta poitrine insulaire, et je l’entoure
d’une mer ambitieuse et je piétine
des pétales de lumière exaspérés.

Mais tu te défends avec des murailles
de mes cupides tentatives
de te submerger dans la terre et dans la mer.

Comme une pierre pure et indifférente, tu te tais :
un silence de pierre, ce sont des roses et d’autres roses
que tu poses et tu déposes dans mes mains. »

 

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MIGUEL HERNANDEZ

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IM_127658_Parterre_de_petales_roses

Etendue de pétales de roses