dimanche 23 septembre 2007

Antonio Gamoneda - extrait de Exentos, I, in Edad

Il existait tes mains. Un jour le monde devint silencieux ;les arbres, là-haut, étaient profonds et majestueux,et nous sentions sous notre peaule mouvement de la terre. Tes mains furent douces dans les mienneset j’ai senti en même temps la gravité et la lumière,et que tu vivais dans mon cœur. Tout était vérité sous les arbres,tout était vérité. Je comprenaistoutes choses comme on comprendun fruit avec la bouche, une lumière avec les yeux Exentos, I, in EdadPoésie espagnole 1945-1990 . ... [Lire la suite]
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dimanche 23 septembre 2007

GARCIA LORCA ... Extrait de Romancero gitano

  Onde où t'en vas-tu ? Je m'écoule en riantjusqu'au bord de la mer Mer, où t'en vas-tu ? Remontant le cours d'eau je cherchela fontaine où me reposer. Que fais-tu, toi, peuplier ? Je ne veux rien te dire,Je ne puis que trembler ! Où lancer mes désirs par le fleuve et la mer ? (Quatre oiseaux se sont poséssans but sur le haut peuplier)". Federico Garcia Lorca, Poésies 1921-1927, Chansons, Poème du Cante Jondo, Romancero gitan, Poésie
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dimanche 23 septembre 2007

GARCIA LORCA ...Extrait de poésie I

Et la chanson de l'eauReste chose éternelle...Toute chansonest une eau dormantede l'amour.Tout astre brillantune eau dormantedu temps.Un noeuddu temps.Et tout soupirune eau dormantedu cri.  Federico Garcia Lorca, Poésie I (1921-1922)
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dimanche 23 septembre 2007

PAISAJE

A Carlos Morla VicuñaEl campode olivosse abre y se cierracomo un abanico.Sobre el olivarhay un cielo hundidoy una lluvia oscurade luceros fríos.Tiembla junco y penumbraa la orilla del río.Se riza el aire gris.Los olivos,están cargadosde gritos.Una bandadade pájaros cautivos,que mueven sus larguísimascolas en lo sombrío. FEDERICO GARCIA LORCA
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dimanche 23 septembre 2007

BODAS DE SANGRE (fragmento)

-¡Te quiero! ¡Te quiero! ¡Aparta!Que si matarte pudiera,te pondría una mortajacon los filos de violetas.¡Ay, qué lamento, qué fuegome sube por la cabeza!-¡Qué vidrios se me clavan en la lengua!Porque yo quise olvidary puse un muro de piedraentre tu casa y la mía.Es verdad. ¿No lo recuerdas?Y cuando te vi de lejosme eché en los ojos arena.Pero montaba a caballoy el caballo iba a tu puerta.Con alfileres de platami sangre se puso negra,y el sueño me fue llenandolas carnes de mala hierba.Que yo no tengo la culpa,que la culpa es de la... [Lire la suite]
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