..Un pas dans le dessein et tout l'espace est franchi il  n'y a plus d'espace il y a seulement le chemin que tu graves et il faut aller dans cette périphrase calligraphe chercher dans l'écriture qui t'écrit et cherche mais .....plus  ta  persévérance  dans  le  dessin  la somme de se dévoiler  la presse de questions  la sonde  la scrute  et plus elle approfondit son mystère et c'est tout ce qui importe ce mystère .....là  est  sa  patrie un pays dont on  ne sait encore que le signe chaque jour variable une gerbe d'augures un faisceau de présomptions .....et  la  seule  évidence  la  terrible  évidence où  tout peut élire lieu  la  rivière  et  l'argile  le  faucon et  la  plume la nuit et le crime  tout au cours des choses qui  se  nomment et  ne se nomment pas et c'est la femme .....tiède   matière   de  désir   comme  une  aube demeurant obscurité comme un vide  où s'élabore le destin  la floraison fugace le printemps sans âge .....au-delà  des  âges  et  plus  que ce que ta  main ne peut dire  mais  qu'elle a dit ce corps qui  n'est qu'un  besoin une inextinguible  nostalgie  qui nous rêve  et  nous fait avec une science infaillible .....nous rappelle que de tout temps l'homme a  rêvé d'être rêvé  ainsi  l'homme  plus  précaire que son rêve qui  le dit dans tous les méandres de ce corps féminin se découvrant davantage comme  il  se doit dans son sommeil  qu'à  l'état de  veille  et ces  formes  endormies  veillant  constellations pleines de  vent  ce  n'est  plus  toi qui  interroges  invites à s'exprimer mais elles mais elles .....berceau  où  le  destin  s'apprivoise  s'apaise  un  peu ...

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MOHAMED DIB

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