samedi 1 décembre 2007

LE GARDEUR DE TROUPEAUX, poème XVIII

Le Gardeur de troupeaux, poème XVIII Que ne suis-je la poussière du chemin,les pauvres me foulant sous leurs pieds... Que ne suis-je les fleuves qui coulent,avec les lavandières sur ma berge... Que ne suis-je les saules au bord du fleuve,n'ayant que le ciel sur ma tête et l'eau à mes pieds... Que ne suis-je l'âne du meunier,lequel me battrait tout en ayant pour moi de l'affection... Plutôt cela plutôt qu'être celui qui traverse l'existenceen regardant derrière soi et la peine au cœur... FERNANDO PESSOA ... [Lire la suite]
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samedi 1 décembre 2007

JEAN-MARC LA FRENIERE....Extrait

" Quand je ferme les yeux c'est encore toi qui rêves derrière mes paupières. Je n'irai plus pour toi dévaliser la mer ni faire le marché dans les plis du soleil. Je n'irai plus pour toi fleurir le nid du cœur ni ramasser des oeufs qui gisent en débris. Je reste seul debout sous le mépris du temps avec ta mort stupide qui enfle dans mon coeur. Couvert d'ombre et de larmes je n'y suis pour personne. Je ne frappe plus aux portes pour réveiller les hommes. Mes mains ne servent plus qu'à chercher ta présence. Mes mots ne servent... [Lire la suite]
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samedi 1 décembre 2007

ILE ENIGER...Extrait

« C’était un jardin. De fleurs petites. De graines d’altitude. De gestes de semeur. Un credo lent de joie qui croyait à la joie. Et plus je crois. C’était un jardin de hasard qui faisait bien les choses. Un espace clos, protégé des malveillants. Peut-être. Vinrent les hommes, les jardiniers. Le jardin luminait d’un étonnant printemps. Ils ouvrirent, cueillirent, coupèrent, jetèrent. Plusieurs fois. La terre ferma ses bras. Plus d’oiseaux, seule la douleur des fleurs. Je crois. Ils ont fait un immeuble. Le soleil n’entre plus.... [Lire la suite]
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samedi 1 décembre 2007

ILE ENIGER...Extrait

L'enfant, penché sur le bois patiné de la grande table, s'applique à écrire. L'apprentissage est laborieux qui penche sa tête, attentif. Une pendule fait son chemin d'heures. Grand-Ma tricote. Parfois elle regarde par-dessus l'épaule de l'enfant, l'encourage. - C'est beau, c'est bon.L'enfant lève la tête, soupire un grand coup satisfait, et demande, - C'est quoi beau ? - Et toi ? tu penses que c'est quoi, beau ? L'enfant réfléchit, concentré sur des images. A l'intérieur.Dehors, le ciel prépare un orage. Des zébrures... [Lire la suite]
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samedi 1 décembre 2007

TARD DANS LA VIE

              Je suis durJe suis tendre    Et j'ai perdu mon temps A rêver sans dormirA dormir en marchantpartout où j'ai passéJ'ai trouvé mon absenceJe ne suis nulle partExcepté le néantMais je porte accroché au plus haut des entraillesA la place où la foudre a frappé trop souventUn coeur où chaque mot a laissé son entailleEt d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvementPierre Reverdy
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samedi 1 décembre 2007

¿ LIBRE... ?

Tú dices que eres libre -yo no sé si lo crees pero al menos lo dices.- Libertad no es espacio para dar unos pasos ni siquiera la cama para acostarse dos. Tú dices que eres libre y no tienes palabras porque sólo repites -con la boca cerrada- aquellas que te dan. Libertad no es un pan -a veces en la mesa- ni un poco de cerveza o algo para fumar : Libertad es hacer esto : escribir lo que piensas gritar lo que aborreces aunque pagues con años de tortura las letras aunque mueras de rejas en esta soledad. Armando... [Lire la suite]
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samedi 1 décembre 2007

LIBRE

Tu dis être libre -je ne sais pas si tu y crois mais au moins le dis-tu.- La liberté n’est pas espace où l’on peut marcher pas même un lit où coucher à deux. Tu dis être libre et tu n’as pas de mots car tu ne fais que répéter -bouche fermée- ceux qui te sont donnés. La liberté n’est pas un pain -parfois sur la table- ni un peu de bière ou de quoi fumer un peu. La liberté c’est faire ceci : écrire ce que tu penses hurler ce que tu détestes même si tu dois le payer par des années de torture même si tu meurs de « prison »(barreaux)... [Lire la suite]
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