mercredi 2 janvier 2008

TERRE DE DENUEMENT...Extrait

Merci pour l’amour refusé La plénitude jamais accordée L’abondance ignorée Merci pour les nuits d’errance Et d’abrutissement dans l’alcool Merci pour l’horreur de la maladie Merci pour les sourires narquois Les ricanements Les sarcasmes Le mépris La haine L’indifférence Merci pour les aveux mensongers Les caresses mendiées Les chutes dans l’océan de la nuit Merci pour les portes toujours closes Merci pour les yeux vitrifiés par les larmes Merci pour la bouche écrasée Qui jamais plus ne s’ouvrira sur un aveu Merci pour les mains... [Lire la suite]
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mercredi 2 janvier 2008

PAROLE DE PARIA

A Jamal Chahid Je suis la voix des intouchables Et sans prier dans le désert Je suis la voie ultime des hères Aux verbes acerbes irréprochables Minerve assagit ma verve Ma muse m’amuse et point n’est serve Je suis la voix des intouchables Peiné mais pas battu ni las Je suis la voie ultime des hères Leur semant la vie de lilas Et apaisant d’inouïes misères Mes vocables sont irrévocables Je suis la voix des intouchables Sismique stoïque et justicière Je suis la voie ultime des hères Sinueuse et impraticable Je suis pour eux l’auguste... [Lire la suite]
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mercredi 2 janvier 2008

TAZRIWIN...(COLLIERS)

De sa passion, mon amour a filé tant de colliers Elle a offert tant d’estompes argentées au foie, au cœur et m’a ensuite achevé Me fixant de regard, les cils d’un faucon friand de sang Je l’ai suppliée afin qu’elle baisse les yeux; elle a rajouté son plumage J’ai donc accepté mon sort et lui suis soumis ! Ô beauté! Quoique tu désires, soit-il sur la Lune Je me fraierai un chemin parmi les nuages jusqu’aux cieux lointaines Je ferai ainsi des escaliers pour satisfaire mon désir Peu m’importe Hmad Unamir s’il s’est envolé à l’Empirée... [Lire la suite]
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mercredi 2 janvier 2008

FAD'MA TAGURRAMT

Le nuage se fond dans les ténèbres, la brise se perd dans la rivière : Que l'eau emporte les feuilles flétries ! Pèse tes paroles plutôt que tes richesses Quant à l'argent, il n'y en a pas sans alliage Est-ce que je demande au chameau la noblesse du cheval. Le laurier-rose me donnerait-il de la douceur ? On ne cherche pas un lieu sec dans l'océan. Et moi, puis-je espérer une réponse d'un mort ? Oranger que ta beauté est grande, à toi qui es si petit ? Par quelle loi est-il permis au corbeau de dévorer un fruit si doux ? » . ... [Lire la suite]
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mercredi 2 janvier 2008

QUETZALCOALT

Lorsqu'il arriva au bord de la mer divine, au bord de l'océan scintillant, il s'arrêta pour pleurer. Il prit ses ornements et s'en revêtit, il mit sa parure de plumes de quetzal, son masque de turquoises. Et quand il fut ainsi paré, il monta sur un bûcher (il prit feu de lui-même), les flammes l'entourèrent : c'est pourquoi l'on nomme Bûcher le lieu où fut brûlé Quetzalcoaltl. Et il est notoire qu'alors qu'il brûlait, que ses cendres montaient, on put voir, venus pour le contempler, les oiseaux au riche plumage qui passent dans le... [Lire la suite]
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mercredi 2 janvier 2008

METIER A TISSER...

Quand mes pas vers les étoiles me dirigent la terre me tire vers le bas je ne puis les suivre parce qu'ils croient que tout voyage est errance et moi qui raisonne encore ma passion qui m'emporte ne sait ni comment se conjuguent les pas ni comment se cerne un chemin de vie indécis l'homme vil quant à lui lui tourne autour s'arrête accuse le brave de légèreté lui disant" voilà que tu marches sur les mains oubliant sa servilité se croyant encore debout il refuse de vivre nous sommes en plein ténèbres nous tissons un ouvrage de... [Lire la suite]
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mercredi 2 janvier 2008

ETOILE SECRETE

« J'ai respiré la chair du monde et le monde dansait en moi, j'étais à l'unisson de la sève, à l'unisson des eaux courantes, de la respiration de la mer. J'étais plein du rêve des plantes, des collines ensommeillées comme des femmes après l'amour.Mais j'ai perdu l'esprit d'enfance, l'accord parfait aux Rythmes Saints. Ma bouche s'est emplie de l'âcre saveur de la connaissance et la musique du monde qui ruisselait au printemps de l'enfance peu à peu s'est évanouie dans le pas solitaire du sang.Entre les Choses solitaires où flotte... [Lire la suite]
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mercredi 2 janvier 2008

MAR

Parece, mar, que luchas-¡oh desorden sin fin, hierro incesante!-por encontrarte o porque yo te encuentre.¡Qué inmenso demostrarte,en tu desnudez sola-sin compañera... o sin compañerosegún te diga el mar o la mar-, creandoel espectáculo completode nuestro mundo de hoy!Estás, como en un parto,dándote a luz -¡con qué fatiga!-a ti mismo, ¡mar único!,a ti mismo, a ti sólo y en tu mismay sola plenitud de plenitudes,... ¡por encontrarte o porque yo te encuentre! JUAN RAMON JIMENEZ
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mercredi 2 janvier 2008

MAR POR LA TARDE

Altos muros del agua, torres altas,aguas de pronto negras contra nada,impenetrables, verdes, grises aguas,aguas de pronto blancas, deslumbradas. Aguas como el principio de las aguas,como el principio mismo antes del agua, las aguas inundadas por el agua, aniquilando lo que finge el agua. El resonante tigre de las aguas, las uñas resonantes de cien tigres, las cien manos del agua, los cien tigrescon una sola mano contra nada. Desnudo mar, sediento mar de mares, hondo de estrellas si de espumas alto, prófugo blanco de... [Lire la suite]
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