jeudi 17 janvier 2008

LA CIBOULETTE EN FLEURS

Les marronniers délacent leurs racines. Le vent secoue la tête des lilas pour le plaisir du nez. Tu m'apprendras toutes les autres odeurs, la fragrance du coeur, l'odorat des images, la senteur des mots. Je t'apprendrai le loup, l'érable ou le bouleau. Ils parlent en poètes. Tu m'apprendras la vie. Je reculerai la mort avec ma pelle d'espoir et mon fusil à encre. Je compte les secondes sur les doigts des cailloux. J'ai planté dans le jardin des grains d'éternité, des semences à bonheur. J'ai dressé des lutrins pour la chorale des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 17 janvier 2008

C'EST AUJOURD'HUI TOUJOURS QUE JE T'AIME..Extrait

Mon bras sur ton épaule agrandit l’espérance. La fleur est assez grande pour contenir un arbre qui deviendra forêt. Les germes se déplient dans l’enveloppe de terre. Le printemps se prépare infime dans les graines. Les semences prolongent la fulgurance des secondes. Des ombres de pensées affleurent dans les branches. Les pierres s’interrogent. Je t’aime. Tu souris. J’habite le miracle. J’habite la lumière. J’irai plus loin encore. J’irai chercher le sens, un fil entre deux gouffres. J’irai trancher le nœud qui étouffe l’étreinte.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 17 janvier 2008

LE SEL DES MARÉES

Je viens en toi pour croire en moi. Je viens à toi comme un désir qui prend forme, un battement d’aile dans la voix, une farine qui prend pain. Je viens à toi pour trouver ce qui manque. Je viens à toi pour trouver ce qui est. Je viens à toi pour dire l’infini. Je viens à toi tendu par la lumière comme la voile au vent, la chaleur qui habille le froid. Je viens mêler mon sable au sel des marées. Je viens à toi pour enfreindre la mort.Je viens à toi dans la terre pure du murmure, là où le vent dévêt les arbres. Je viens à toi l’amour... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 17 janvier 2008

LA DOULEUR DES PLANTES

La plupart des sanglots ne viennent pas de nous. Ils surgissent du dehors, de la douleur des plantes, de l’angoisse des épines, de la dureté des hommes. On est rarement dignes de la vie qu’on habite, de la beauté des fleurs, du rire des enfants. Je cherche l’inconnu qui soutient le connu. Mes premiers mots étaient des pierres, des cailloux, des brindilles. Plus tard, j’ai découvert la neige, l’eau de source et le feu. J’ai parlé aux oiseaux et aux laveurs de sable. J’ai connu la poussière et le rugueux des choses, le cul des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 17 janvier 2008

PASSAGE EN DOUCE

Je songe à ma femme qui est parmi les fruits, les plantes, les oiseaux. Je me réveille à peine et je la sens présente. Je la dispute aux feuilles, aux abeilles, à la neige. Ses bras sont un ruisseau où je plonge mes doigts. La rosée tendrement vient me parler pour elle. Ses yeux font sur ma vie un grand vague perdu. Je l'imagine encore toute fine et tremblante, agrandie par les champs, avalée par le vent. Je demande aux oiseaux de l'embrasser pour moi. Les plantes lentement penchent la tête sur elle. Les gestes des ajoncs... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 17 janvier 2008

REVERIES BUCOLIQUES

En flânant sur la route qui sillonne les paysages superbes du Razès et de la Malepère, j'éprouve toujours le même émerveillement devant la vision de ces mosaïques de terres fertiles et de vignobles luxuriants, véritables patchworks de couleurs et de formes.  Le fil des saisons s'écoule doucement, de la vigueur naissante du printemps à l'austère dénuement de l'hiver, mais dans mon Pays Cathare, quelque soit la saison, l'horizon est toujours aussi beau. L'euphorie du printemps, de sa vivace exubérance sublime Mère... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 17 janvier 2008

SUR LE FIL DE LA MER

Sur le fil de la mer, au carreau de l'amour, ma nuit  porte vers toi  le silex et le feu. Il fait ce clair de noir qui appelle ta main pour  assurer ma route et rassurer le cap. L'obscur prépare le matin comme  on déplie la nappe sur la fête du jour. Les bougies au plafond  désignent le passage et le chemin de ronde veille sur l'horizon. Il  faut à mes épaules la cape de ton bras pour traverser le froid des  silences à vaincre. Ta voix pour passerelle sur le vide des villes  pour braver... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 17 janvier 2008

C'EST..

Si difficile le soir. Sans toi. L'espace tremble de ce non recevoir, de ce temps au futur, de ce passé présent. Lorsque l'étoffe cache, quand se tait tout envol de la main à la main, quand les voix ne sont plus que la brise montante où dorment les oiseaux, je convoque l'orage du rêve à épouser, sa force tellurique. Il va falloir franchir les paliers les plus hauts, dégager les concepts et les rendre vivants. Il va falloir le sel pour relever la mer. Jusqu'au bout des jetées il faudra s'avancer pour choisir le voyage. Va la neige... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 17 janvier 2008

SI J'OSAIS

Si j'osais me glisser aux forêts de tes bras, aux orées de tes yeux, aux brousses de tes gestes, tu apprivoiserais ma petite robe rouge. Du profond de ta voix renaîtrait ton inquiète. Tu lui ferais de jour cette nuit écarlate à flamber l'arc en elle d'un ciel qui s'abandonne.  Tu la ferais lumière pour couvrir les distances, cette eau de strates de volcans sur l’écorce d’été. Les journées incertaines chausseraient l’horizon, ratures de cahier joignant des ailes aux mots, la sève élancerait ses longues veines d'arbre, et le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]