Il suffit d'un grain de sable
Assoiffé d'infini
Pour qu'une plage entière
Fasse éclater le verre
Au sablier du temps.

L'oiseau pris dans mon coeur
S'envole par ma voix.
Sous tes larmes de pluie
Les poings de la colère
Se transforment en fleurs.

Enlaçant le meilleur
Avec tes bras ouverts
J'abandonne le pire
Aux vagues du passé
Ressassant son naufrage.

Même sans mur
Sans fenêtre sans porte
Je défendrai ma route
Contre les bâtisseurs de ruine.

Si le fleuve se tait
J'aurai tes bras de mer,
Tes marées, tes ressacs
Pour parler aux étoiles.

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JEAN-MARC LA FRENIERE

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