jeudi 24 janvier 2008

GIBRAN...

« Notre esprit est roche, notre coeur est ruisseau.N'est-il pas étrange que la plupart d'entre nouschoisissent de recueillir l'eauplutôt que de la laisser s'écouler ?» .Khalil GIBRAN .
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jeudi 24 janvier 2008

KHALIL GIBRAN...Extrait

À propos de la Connaissance de Soi...Vos cœurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos cœurs.Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.Et il est bon qu'il en soit ainsi.La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer, Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2008

PETIT MATIN

Chaque matin je déjeune D'une gorgée d'azur. Par la fenêtre ouverte Je syntonise l'horizon. Les ailes des oiseaux Tournent les pages du ciel. Les premières cigales Me lisent les nouvelles. Comme les collines au loin, Les montagnes, les lacs, Je lave ma peau nue Dans un grand bain de soleil. Un brin d'herbe fait signe Aux étoiles endormies. Des hirondelles se croisent Et narguent Chibouki. L'oreille contre le pouls du vent J'écoute battre le monde. Il y a toujours Un bout de voie lactée Dans le nid des abeilles, Un murmure d'étoiles... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2008

CETTE NUIT

Cette nuit mon insomnie a croisé ton sommeil. Je suis passé à pas furtif comme le fil d’une fontaine. Mon corps s’est dépouillé de ses brouillards en découvrant le tien. Quand tu parles aux oiseaux, fais que je parle avec ta voix. Quand j’écris à la main, elle pense avec ta peau. Quand je dessine le ciel sur la ligne d’horizon, je pêche mes couleurs dans tes yeux d’eau de mer. Avec l’aide du vent je te touche partout.Quand tu n’es pas là, le lit de mes mains reste froid. Le chat perd ses moustaches à lécher ton absence. Les étoiles... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2008

RÉSIDENCE SUR LA TERRE (extraits)

Lamentation lenteDans la nuit du coeurla lente goutte de ton nomglisse et tombe et brise et déploieen silence son eau.Légère sa blessure exige quelque choseet sa déférence courte et infinie,comme le pas d'un être qui s'égaresoudain entendu.Soudain, soudain perçuet dans le coeur répanduavec l'insistance triste et le déploiementd'un rêve froid d'automne.La roue épaisse de la terrefait rouler sa jante humide d'oublicoupant le tempsen d'inaccessibles moitiés.Ses dures voûtes couvrent ton âmerépandue dans la terre froideavec ses... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2008

IL N'Y A PAS D'OUBLI

Si vous me demandez où j'étaisje dois dire : « Il arrive que ».Je dois parler du sol que les pierres obscurcissent,du fleuve qui en se prolongeant se détruit :je ne connais que les choses perdues par les oiseaux,la mer laissée en arrière, ou ma soeur qui pleure.Pourquoi tant de régions. pourquoi un jourse joint-il à un jour ? Pourquoi une nuit noires'accumule-t-elle dans la bouche ? Pourquoi des morts ?Si vous me demandez d'où je viens, je dois parleravec les choses brisées,avec des ustensiles trop amers,avec de grandes bêtes... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2008

ODE ET GERMINATIONS...Extrait

nous avons dû, ma sauvageonne,nous ressaisir du temps perduet revenir sur nos pas pour, de baiser en baiser,abolir la distance de nos vies,récupérant ici ce que sans joienous avions donné, découvrantlà le chemin secretqui rapprochait tes pas des miens,et ainsi, sous ma bouche,voici que tu revois la plante insatisfaitede ta vie qui allonge ses racinesvers mon coeur et vers son attente.une à une, les nuits,entre nos villes séparées,s'ajoutent à la nuit qui nous unit.le jour de chaque jour,sa flamme ou son repossoustraits au temps,... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2008

SIEMPRE

Siempre Antes de míno tengo celos. Ven con un hombre a la espalda, ven con cien hombres en tu cabellera, ven con mil hombres entre tu pecho y tus pies, ven como un río lleno de ahogados que encuentra el mar furioso, la espuma eterna, el tiempo! Tráelos todos adonde yo te espero:siempre estaremos solos, siempre estaremos tú y yo solos sobre la tierra, para comenzar la vida! Pablo Neruda .
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jeudi 24 janvier 2008

SONETO C

En medio de la tierra apartaré las esmeraldas para divisarte y tú estarás copiando las espigas con una pluma de agua mensajera. Qué mundo! Qué profundo perejil! Qué nave navegando en la dulzura! Y tú tal vez y yo tal vez topacio! Ya no habrá división en las campanas. Ya no habrá sino todo el aire libre, las manzanas llevadas por el viento, el suculento libro en la enramada, y allí donde respiran los claveles fundaremos un traje que resista la eternidad de un beso victorioso. Pablo Neruda, 1959 .
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