dimanche 27 janvier 2008

ALBERTO CAEIRO

« Un jour de 1914, je m’approchais d’une commode haute et, prenant un papier, je me mis à écrire, debout, comme je le fais toutes les fois que je puis. Et j’ai écrit une bonne trentaine de poèmes d’affilée, dans une sorte d’extase dont je ne saurais définir la nature. Ce fut le jour triomphal de ma vie, et je n’en connaîtrai jamais de semblable. Je partis d’un titre « Le gardeur de troupeaux » et ce qui suivit fut l’apparition en moi de quelqu’un que j’ai d’emblée appelé Alberto Caeiro. Pardonnez-moi l’absurdité de l’expression :... [Lire la suite]
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dimanche 27 janvier 2008

LE GARDEUR DE TROUPEAUX...Extrait

Je ne suis pas toujours le même dans mes paroles et dans mes écritsje change, mais ne change guère.La couleur des fleurs n'est pas la même au soleilque lorsqu'un nuage passeou que la nuit descendet que les fleurs sont couleursd'ombre.Mais qui regarde bien voit bien que ce sont les mêmes fleurs.Aussi, lorsque j'ai l'air de ne pas être en accord avec moi-même, que l'on m'observe bien:si j'étais tourné vers la droite, je me suis maintenant tourné vers la gauche, mais je suis toujours moi, debout sur les mêmes pieds-le même toujours,... [Lire la suite]
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dimanche 27 janvier 2008

PESSOA.....

L'art nous délivre de façon illusoire, de cette chose sordide qu'est le fait d'exister... En art, il n'y a pas de désillusion, car l'illusion s'est vue admise dés le début.Le plaisir que l'art nous offre ne nous appartient pas, à proprement parler : nous n'avons donc à le payer ni par des souffrances, ni par des remords... Par le mot art, il faut entendre tout ce qui est cause de plaisir sans pour autant nous appartenir : la trace d'un passage, le sourire offert à quelqu'un d'autre, le soleil couchant, le poème, l'univers... [Lire la suite]
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dimanche 27 janvier 2008

IL PLEUT

Il pleutIl pleut. C'est le silence, puisque cette pluie-làNe donne à entendre qu'une rumeur paisible.Il pleut. Le ciel sommeille. Et lorsque l'âme est veuveDe tout ce qu'elle ignore, le sentiment s'aveugle.Il pleut. Mon être (qui je suis) je le renie...Si calme est la pluie qui s'échappe dans l'air(A peine semble-t-elle venir des nuages)Qu'elle semble ne pas être de la pluieMais un murmure doux qui tout en murmurantS'oublie lui-même. Il pleut. Rien ne donne envie...Ne plane aucun vent, je ne pressens aucun ciel.Il pleut lointainement,... [Lire la suite]
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