Comme les autres tu croiras

à ce corps recomposé :

nouvelle perspective,

avenue de l'Europe ouverte

sur le chant infini des astres...

Et ta langue toujours

qui ne saura profaner ses propres tombes...

Bayreuth, Sarajevo, vitrines

illuminées d'amandiers en fleur,

et dans les égouts intraitables

des vérités noires pleines de récidives...

Mais tu croiras - et quelle que soit

l'heure des horloges -

en ces géographies extensibles,

ces princes couronnés de walkman,

ces palais hérissés de migraines...

Nouveaux corps et nouveaux territoires,

cela t'éblouira :

en piste et floqué d'incurables formules,

ce qui de toi effleure l'aile des albatros

tu ne le connaîtras jamais

.

JEAN -LUC  ARIBAUD

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