samedi 23 février 2008

LA PETITE MER - TITI ROBIN

LA PETITE MER extrait de l'album  "Alezane " TITI  ROBIN...FLAMENCO GITAN
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samedi 23 février 2008

MER, OEUVRE, AIR

Oeuvre, vague légère et infinie, conscience divisée - et une - de tous les moments de mon être ! Ferme délicatesse d'instants permanents, qui devras supporter avec ton cristal humain - brisé et intégral comme le diamant -, les secousses et le sifflement, la vocifération et les coups, l'écho et la poussée de ce monde des hommes laids ! Rien ne saurait abattre ni écraser tes roses gigantesques et menues, oiseau prodigieux; vaste coeur contenant des coeurs innombrables, - un... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

JUAN RAMON JIMENEZ...Extraits

LE COURANT INFINI . Mon âme coule, telle une eau pure, entre une rive d'or de souvenir et une autre dorée d'espérance, reflétant, sur un point,les deux passions... .... OEUVRE ET SOLEIL . Refermé mon livre ciel étoilé de la siste! Mon livre entrouvert, ciel étoilé du soir! Ouvert mon livre, ciel étoilé de la nuit! Où est le mot, mon coeur, qui embellira d'amour le monde laid; qui lui donnera pour toujours - et seulement alors- une force d'enfant et une défense de... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

MIEUX VAUT LA CHASTETE, FLEUR INVISIBLE

Mieux vaut la chasteté, fleur invisibleQui se balance dans les tiges du silence,Ce difficile diamant des saintsQui filtre les désirs, rassasie le temps,Noces de la quiétude et du mouvement,La solitude chante dans sa corolle,Chaque heure est un pétale de cristal,Le monde se dépouille de ses massacresEt en son centre, vibrante transparence,Celui qu'on nomme Dieu, l'être sans nom,Se contemple dans le rien, l'être sans visageEmerge de lui-même, soleil d'entre les soleils,Plénitude d'entre les présences et les noms;OCTAVIO ... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

LA VIE , QUAND FUT-ELLE REELLEMENT NÔTRE

-la vie, quand fut-elle réellement notre?quand sommes-nous réellement ce que nous sommes?nous ne sommes jamais bien regardés, jamais nous ne sommesen tête à tête sinon vertige et vide,grimaces dans le miroir, horreur et vomissure,jamais la vie est nôtre, elle est aux autres,la vie n'est à personne, nous sommes tousla vie -pain de soleil pour les autres,je suis autre quand je suis, mes actessont davantage miens s'ils sont aussi à tous,pour que je puisse être il me faut être autre,sortir de moi, me chercher parmi les autres,les... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

A TOI VIVANTE

Quand je contemple ton corps étenduComme un fleuve qui jamais n'en finit de couler,comme un clair miroir où chantent les oiseaux,où c'est jouissance de sentir le jour lorsqu'il se lève.Quand je regarde dans tes yeux, profonde mort ou vie quim'appelle,chanson de profondeurs a peine imaginée,quand je vois ton corps, ton front serein,pierre éclatante où mes baisers scintillent,comme ces roches reflétant un soleil qui jamais ne s'enfonce.Quand j'approche mes lèvres de cette musique imprécise,de cette rumeur d'éternelle jeunesse,de... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

VÉRITÉ TOUJOURS

Oui, oui, c'est la vérité, la seule;yeux entrouverts, lumière éclose,pensée ou sanglot, clef ou âme,cette veillée, cette science du bonheur,savoir que le jour n'est pas épine,mais vérité, ô douceur. Je t'aime.Écoute-moi. Quand n'existait pas le silence,quand déjà tu étais corps et moi la mort,alors, quand le jourNuit, bonté, ô lutte, nuit, nuitSous la clameur ou les seins, sous le sucre,dans la douleur ou la salive seulement,là dans le mensonge, oui, tant attendu,nuit, nuit, l'ardent ou le désert.VICENTE ALEIXANDRE Des... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

IL EST BIEN TARD

Je viendrais comme le silence prudent.(Je ne sais qui disait cela.)Sous une lune de nacre ou de feu,dans l'immense flamme ou au fond du froid,dans cet œil profond qui veillepour éviter les lèvres quand elles brûlent.Je veux réussir, je veux dire que toujours,que sur le mont en croix je vends la vie,je vends cet imprévu qui supplée aux regardsignorant que le rose est mort et à jamais. . VICENTE ALEIXANDRE Des épées comme des lèvres .
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samedi 23 février 2008

MILONGA para ser cantada ENTRE BORGES Y YO

a mi amigo Pedro Yo no me cuento mi vidase la estoy contando al Otro,en nombre mío la cuentaaquel que porta mi nombre : Cuando alguien habla de miestá pensando en el Otro,sombra, socias y espectroque me lleva y me transporta. Tumba mía, nombre mío,pasajero sos de todo,lego en tu letra y la mía,la obra de mis congojas. En nombre mío me endeudo,con el Otro y con su nombre,y así inmortal no perezcoporque tributo a una sombra. Sombra soy, sombra me quiero,milonga soy, soy copla,y extranjero de mi mismo,le cuento mi... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2008

MILONGA pour chanter avec BORGES

à mon ami Pedro Je ne me raconte pas ma vieje la raconte à l’Autre,celui qui porte mon nomla chante en mon nom ; Quand quelqu’un parle de moiil pense à l’Autre,ombre, partenaires et spectrequi m’emporte. Ma tombe, mon nom,tu es la passagère de tout,je lègue à ton écriture et à la miennel’oeuvre de mes angoisses. C’est en mon nom que je m’endette,avec l’Autre et avec son nom,et ainsi je ne péris pasparce que je témoigne d’une ombre. Je suis une ombre, je veux être cette ombre,je suis danse, je suis chanson,et... [Lire la suite]
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