Tu es complice de mon amour

De mes frivoles démarches

A l’embouchure d’une rive

Tu n’es plus cette rose

Que j’ai vu poussée

Au long de mon parcours

Où nos lettres s’entremêlaient

Comme les rameaux d’un olivier

La paix semble remuer

Les quelques signes qui persistent

Au fond d’un étang esseulé

Peux - tu retourner les pages

Réactiver le verbe anesthésié

Je doute du pouvoir de la nuit

De rester l’ultime otage...

De celle que j’ai connue

Lors d’une froide soirée d’hiver

La chaleur a quitté l’âtre de ma vie

Et l’âtre perd la dernière flamme

De l’intimité de nos lignes

Nul besoin de m’accrocher encore

Les fils d’araignée me semblent

Plus solides que tes bras

Ciel, je vis de regrets permanents

Une fleur à peine elle s’expose

Qu’une main violente vient l’arracher

Une jeune étoile pointe au firmament

Les regards la convoitent de tous les côtés

Je m’éloigne avec ma destinée

La tête haute et le regard perdu

Je m’en vais au fond d’un cœur

Constamment comme un ciel perturbé

Qui cherche à jamais la... cicatrisation

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KACEM LOUBAY

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fenetre