La mer se noie dans le rouge du corail
et se tresse le silence aux corps stellaires
l’exiguïté du temps relâche le sourire de nos enfants
fait de toi une enclave
Bagdad
et ôte de ton visage la lueur transparente
comme un chemin d’errance
vers les prestances des âges altiers
des amours folles
éprises de joies confuses
mêlées aux parois d'un éveil fortifié
comme le lange autour de la lune
impériale à ne pas disséquer le rêve
des heures faites de cohésion impériale

Je hausse mon calvaire
à la démesure d'une tour de feu
comme du fer sur ma peau
seule ta parole refuse les soirs bavards
les obus des Néron délaissés

Bagdad
ton orgueil n'a de simulacre
qu'une ombre offerte par l'ivresse
discrète
à l'image timide d'un phallus cavalier
rigoureuse dans l'air indéniablement raide
tandis que renoncent mes prières
à croire aux morsures câlines
des envies violentes
des fous insupportables
mélangées aux regards entrelacés
aux saisons inachevées
par la douceur éphémère
d'un rêve anéanti

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RACHID DZIRI

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