mercredi 20 février 2008

EXODE ET METAMORPHOSE

Si loin dans le sommeilcouchant à la belle étoile.Fuyant le paysavec le lourd bagage de l’amour. Une zone de papillon de rêvestelle une ombrelleouverte devant la vérité. Nuitnuitle corps vêtement de sommeildéploie son videtandis que l’espace grandit détachéde la poussière sans chant. Meraux langues d’écume pleines de présagesroulesur le linceuljusqu’à ce que le soleil de nouveau sèmela douleur lancinante de la seconde. .NELLY  SACHS , Exode et métamorphose .
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mercredi 20 février 2008

JIMENEZ...Extrait

Hablaba de otro modo que nosotros todos,de otras cosas de aquí, mas nunca dichasantes que las dijera. Lo era todo:Naturaleza, amor y libro.           Como la aurora, siempre,comenzaba de un modo no previsto tan distante de todo lo soñado! Siempre, como las doce,llegaba a su cenit, de una manerano sospechada,         tan distante de todo lo contado! Como el ocaso, siempre, se callaba de un modo inesperable,tan distante de todo lo... [Lire la suite]
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mercredi 20 février 2008

POESIE EN VERS...Extrait

Elle parlait autrement que nous tous,d'autres choses d'ici, mais jamais ditesavant qu'elle ne les eût dites. Elle était toutNature, amour et livre.                  Comme l'aurore, toujours,elle commençait de façon imprévue,si loin de tout ce que l'on rêve ! Toujours, comme midi,elle arrivait à son zénith, d'une manièreinsoupçonnée, si loin de tout ce que l'on raconte !Comme le crépuscule, toujours,elle se taisait d'une façon inconcevable,si loin de tout ce que l'on... [Lire la suite]
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mercredi 20 février 2008

LE NU VIGILE...Extrait

Dans ce pays où la terre s’éprend de la lumière, les arbres, les flaques d’eau, nos socles infimes et nos cabanes, ton âme elle-même leur ressemble, deviennent des étoiles. Ce seront roses du voyage dont on sait qu’elles se redorent quand la quille sous-jacente de l’ombre triomphe du soupir. . . . GABRIELLE ALTHEN . . .
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mercredi 20 février 2008

MICHEL BUTOR...Extrait

Où me conduis-tu ? parle    je n’irai pas plus loin Pauvre ombre    Je suis prêt à t’entendre et à t’apaiser Terre et ciel enfer infamie    calme-toi mon cœur calme-toi Ce n’est pas l’oubli que tu cherches    mais la manifestation des victimes Oublier non pas oublier mais mourir que la victime    enfin ne soit plus oubliée pour qu’on meure Mourir non pas mourir mais dormir que la victime    enfin meure doucement pour qu’on dorme Dormir non pas dormir... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2008

DIRE : FAIRE

Entre ce que je vois et dis,entre ce que je dis et tais, entre ce que je tais et rêveentre ce que je rêve et oublie,la poésie.                  Elle glisseentre le oui et le non :                   elle ditce que je tais,                  elle taitce que je dis,                ... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2008

PESSOA...Extrait

Je ne pense à rien,et cette chose centrale, qui n’est rien,m’est agréable comme l’air de la nuit,frais en contraste avec le jour caniculaire. Je ne pense à rien, et que c’est bon ! Ne penser à rien,c’est avoir une âme à soi et intégrale.Ne penser à rien,c’est vivre intimementle flux et le reflux de la vie…Je ne pense à rien. C’est comme si je m’étais appuyédans une fausse posture.Un mal aux reins, ou d’un côté des reins,mon âme a la bouche amère :c’est que, tout bien compté,je ne pense à rien,mais vraiment... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2008

CANCIONERO...Extrait

Le fleuve qui passe perdureDans les vagues de ce passage,Et chaque vague figureL’instant d’un lieu. Suivant son cours, peut-être continue-t-il…Mais la vague qui vient de passerDans sa course devient une autre.Elle ne continue pas : elle a duré.            Quel est l’être qui subsiste           Derrière ces formes apparentes,          La vague qui en rien ne consiste,          Le fleuve qui... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2008

POEMES PAÏENS....Extrait

Je ne suis pas pressé. Pressé pour quoi ?La lune et le soleil ne sont pas pressés : ils sont exacts.Être pressé, c’est croire que l’on passe devant ses jambesOu bien qu’en s’élançant on passe par-dessus son ombre.Non, je ne suis pas pressé.Si je tends le bras, j’arrive exactement là où mon bras arrive.Pas même un centimètre de plus.Je touche là où je touche, non là où je pense.Je ne peux m’asseoir que là où je suis.Et cela fait rire comme toutes les vérités absolument véritables,Mais ce qui fait rire pour de bon c’est que nous... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2008

MÁS ALLÁ DE LOS ÁRBOLES

IAquellas hojas,enormes, ¿qué decían? Un lenguajeparecían formar con su rumor, una lenguaque debía aprender, hecha de grumos.Eran las espesuras removidaspor el viento, allá lejos.Yo acudía al ramaje, a las hojas que hablaban.IICuántas veces las vi agitarse, solo,en escapadas, para estar con ellas,para oír, otra vez, los golpes silenciosos,el viento de la tardeen los nudos, las yemas de los árboles.Pero quién escapaba o creía escapar,si los árboles eran solamente otro espaciode lo inasible, de cuanto queda como suspendidopor sobre la... [Lire la suite]
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