vendredi 9 mai 2008

L'ATTENTE DU DESERT

Il se voit multiple, se bagarre Sombre, immergée dans la brume, le jardin, telle une forêt concentrique, illimitée, déballe ses arbres serrés et froids qui cachent chacun dans sa futaie un lutteur en tous points semblable aux autres. Combien sont-ils à guetter sa première incursion en dehors de l’appartement qui ronronne de quiète chaleur ? Le plus difficile pour lui est de savoir avec exactitude à qui il a affaire à chaque fois- s’agit-t-il de celui dont il vient juste de se dépêtrer ou d’un lutteur tout à fait nouveau ? Le froid... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2008

TAM-TAM CANICULAIRE...Extrait

« Aujourd’hui, j’exige un alphabet pour revendiquer ma peau et exhiber à la face du monde mes espoirs de classé ammonite et édifier le sanctuaire de mon identité Cette peau berbère peau nègre peau livrée aux orientalistes (malgré tout l’insolite des méridiens) » … « Afrique ma profonde devise non pas écriteau soudé sur front d’esclave mais hymne nouveau né de nos bouches ressuscitées mais bras puissants ouvrant grandes les portes à tous les mots séquestrés » ... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2008

SAISON TARDIVE

Le ciel hale son oeil de sang,Soleil pris à tes genoux. Te revoilà champs dénouéDans la suspension zénithale :Midi fourbit ses cuirasses,Le sang palpe l'épiderme. Je veux retrouver sous la peauCes nerfs qui disent une jument folle.Mais mes doigts n'ont plus ce flairQui lève des oiseaux affolés. Je ne peux que contemplerL'envol des saisons migratrices.Le temps entasse les amours mortesSur les falaises de l'oubli. Voici que l'été abandonneSes errements de bête pleine.L'appel du soir, irresistible.De quel sommeil dormir... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2008

COMME AVANT

Elle ne viendra pas.Le sourire, le soleilDisparaîtront aussi.Il faudra plierMes attentes, mes moignonsEt mon coeur habitéD'un battement sans pareil.Le soir m'attendEt le cafard ;Puis la Route  Toujours très longue.   TAHAR  DJAOUT Extrait de "Perennes" - 1983 .
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vendredi 9 mai 2008

LES PAROLES DE LA ROSE

Le soleil c’est pour le Bon Dieu Et le feu c’est pour les soldats   Nous sommes tous fous, m’sieur Jean Dieu nous a tout donné   La main pour caresser Et elle sert à tuer   La grenade pour la bouche Et elle sert à mutiler   La terre pour tapis Et elle sert à enterrer   Pourquoi tout ça, m’sieur Jean ? Pourquoi ? Dieu nous a tout donné   L’arbre pour son ombre Et il sert aux embuscades   Le couteau pour l’orange Et il sert pour la gorge   La nuit pour... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2008

A LA MEMOIRE DE....

A  la mémoire de Jean Sénac et Tahar Djaout . Un homme beau est mort qui signait d'un soleilil s'appelait Sénac Jean Sénacun homme beau est mort qui signait d'une roseil s'appelait DjaoutTahar Djaoutdepuis toute leur enfance est morte pour le monde...sous l'amandier nomadeils venaient tous les deuxà l'eau du soir blesséeils ramassaient les ombrespour en faire des pétalestoujours l'inespéré accompagnait leurs pastoujours dans leur maisonon partageait le paintoujours dans leur maisonon partageait le selet la douce patience... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2008

JEAN SENAC

[...] Maintenant l’arbre se souvientd’une feuille étrangèrequi le liait au cielL’œil est témoin des drames invisiblesla parole crépite au désert d’une larmeCelui qui sait,sa vie devient un bois d’épines.. JEAN SENAC .
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vendredi 9 mai 2008

LE GALET TATOUE

Ta présence Eut anéanti le poème? Le monde a-t-il tellement besoin de poèmes? N'a-t-il pas besoin d'hommes heureux D'un bonheur silencieux furibond sans axe? De tes lèvres à mes lèvres Le poème ne serait qu'un paraphe Sans postérité sur l'espace fantastique Le temps émerveillé La mort vaincue Toi et moi devenus vie Serions création continue Nul besoin de trace. Corpoème, qu'en ferions-nous? Athènes et Jérusalem Conjuguées (Conjurées) . JEAN  SENAC .
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