jeudi 15 mai 2008

LE CORPS FEMININ EST UNE CATHEDRALE...Extrait

  Je te souris. Qu'est-ce qu'un sourire?Une lumière envoyée à une étoile par une étoile.Une odeur qui lie les herbes en prairie bourdonnante.Une douce couleur la couleur verte de mes yeux s'emmêle dans tes doigts. Tu tiens dans ta main le corps tout chuchotant de laprairie.Le contour de l'herbe étroit et âpre raconte mes yeux quiregardent à l'infini.Tu me souris... .   Halina Poswiatowska   .  
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jeudi 15 mai 2008

CELIBATAIRE

Or, cette jeune fille pointilleuseLors d'une cérémonieuse promenade en avrilAvec son dernier soupirantFut soudain frappée, intolérablement,Par le brouhaha irrégulier des oiseauxEt par le désordre des feuillesAffligée par ce tumulte, elleVit les gestes de son amoureux déséquilibrer l'airSa démarche s'égarer, inégaleA travers une rangée de fougères et de fleurs.Elle jugea les pétales en désarroi,La saison tout entière négligée.Comme elle aspirait à l'hiver, alors! Scrupuleusement austère dans son ordrede blanc et de noir,Glace et roc,... [Lire la suite]
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jeudi 15 mai 2008

BOB KAUFMAN

Dors, petite une, dors pour moiDors, petite une, dors pour moiDors du profond sommeil de l'amourTu es aimée, éveillée ou rêvantTu es aimée. Les vents dansants chanteront pour toiLes anciens dieux prieront pour toiUn pauvre poète perdu t'aimeraComme les étoiles apparaîtrontDans les cieuxSombres. . BOB  KAUFMAN . KLIMT
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jeudi 15 mai 2008

LE CONTRE-CIEL...Extrait

D'un fruit qu'on laisse pourrir à terre, il peut encore sortir un nouvel arbre. De cet arbre, des fruits nouveaux par centaines. Mais si le poème est un fruit, le poète n'est pas un arbre. Il vous demande de prendre ses paroles et de les manger sur-le-champ. Car il ne peut, à lui tout seul, produire son fruit. Il faut être deux pour faire un poème. Celui qui parle est le père, celui qui écoute est la mère, le poème est leur enfant. Le poème qui n'est pas écouté est une semence perdue. Ou encore : celui qui parle est la mère,... [Lire la suite]
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jeudi 15 mai 2008

JETEZ-VOUS SUR L'AVENIR

Jetez-vous sur l'avenirAu vol, comme l'indien sur les reins du cheval sauvage Et n'en cherchez pas davantage Prenez votre monture au colfoncezAvalez le temps avant qu'il ne vous avale Frappez des deux talons les flancs de la cavaleYeux fermésCheveux au ventLèvres entrouvertesCourez courez à votre perteAllez au-devant du temps Faites voler en éclats horizon et raisonnements Tout ce qui est inerte mentPrenez les devants Bousculez Dieu comme une idée reçue Ruez-vous sur l'avenir avant que les vers ne vous mangent Pressez votre... [Lire la suite]
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jeudi 15 mai 2008

BÂILLON

Je parle à tort et à travers.Je parle à travers et à tortEt je chanterai vif ou mortEn rouge, en noir, en prose, en vers.   C'est pour chasser le vol des mouchesOu bien, c'est pour mieux vous mentirEt mettre un bâillon sur la boucheD'un silence qui va tout dire. . GEO  NORGE . Sculpture de La Mandorle
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jeudi 15 mai 2008

L'ARBRE DE SANTAL

L'arbre, assailli d'un noir tourbillon de cailloux,se venge en répondant par une douce pluiede belles fleurs, de purs parfums, d'excellents fruitsLa coquille des mers, quand le plongeur la tue,lui répond en mettant des perles dans sa main.Le rocher que le pic du mineur frappe et brisel'enrichit de rubis et l'orne de saphirs.Le minerai que fond le feu de la coupelle, pleureet des gouttes d'or restent quand il n'est plus.L'homme seul...Mais, ô douce sagesse,celui qui t'aime a beau se sentir détesté,en vain la haine attaque et... [Lire la suite]
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jeudi 15 mai 2008

HUMILITE

Par une goutte de rosée,autant que par un grain de sable,par nos amours désenchantéesou par l'amour de nos semblables,nous avons tant et tant rêvé,les plus fous comme les plus sages,nous n'avons fait que ramasserquelques cailloux sur le rivage. . GIANI  ESPOSITO .
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