jeudi 31 juillet 2008

LA GRIVE LITORNE

Voilà une litorne dans le jardin     pieds fermes, oeil vigilant     son ouie sent déjà les lombrics     onduler sous la terre,     chaussée de bottes de peau jaune     elle n’a pas besoin de lever     ses ailes pleines de rosée     ni son plumage de piments     elle voyage sur terre et sur l’herbe     parcourt le parfum du Chili     l’odeur des blés secs,     l’ombre des oranges,     l’air vert de la... [Lire la suite]
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jeudi 31 juillet 2008

CI-GIT ROBIN

Découvrez Carlos Núñez! Aux poètes de Bretagne Armand Robin    Robin des nuits, Robin des bois et des rivières    sans un mot tu t'en es allé dans la paisible mort    des pierres du silence    Tes yeux fermés sur le rêve libertaire    tu gis, tranquille    tel le mendiant sous le porche à Rostrenen et Langonnet.        Robin, anarchiste du Poher    épi trop mûr de la douleur paysanne    résidu exilé aux durs pavés... [Lire la suite]
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jeudi 31 juillet 2008

L'EAU

            Avant, il y a l'eau.        Après, il y a l'eau;        durant, toujours durant.        - L'eau du lac?        - L'eau de la rivière?        - L'eau de la mer?        Jamais l'eau sur l'eau.        Jamais l'eau pour l'eau;        mais l'eau où il n'y a plus d'eau;    ... [Lire la suite]
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jeudi 31 juillet 2008

SILENCE

" Tu parles toujours à partir d’un silence contre lequel tu te briseras.          Il n’y aura jamais eu, derrière et devant nous, que le même silence.          Le premier." . EDMOND  JABES .
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jeudi 31 juillet 2008

OEUVRES POETIQUES....Extrait

Que sommes-nous? Navires qui passent l'un près de l'autre dans la nuit, chacun avec la vie sur les lignes des vigies éclairéesEt chacun sachant de l'autre seulement qu'il y a là de la vieet c'est tout.Navires qui s'éloignent  pointillés de lumière dans les ténèbres,Chacun indécis et diminuant de chaque côté du noir.Le reste est la nuit muette et le froid qui monte de la mer.                                   ... [Lire la suite]
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jeudi 31 juillet 2008

IL ME FAUDRAIT

  J'approche ta beauté comme un oasis. J'ai tellement soif. Je veux boire ton eau. Je vis en face de toi. J'essaie d'habiter mieux l'espace qui nous lie, faire danser les anges sur la musique humaine, nommer les choses qui nous fuient mais restent en filigrane. Je ne sais pas le dire mais je t'aime tellement. Il y a dans tes yeux une échelle qui monte battre les fruits de l'arbre, une étincelle immense qui allume le monde. Ta main tournant la mienne ouvre la porte de ma vie. Les mots que je t'écris ne seront jamais aussi beaux... [Lire la suite]
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mercredi 30 juillet 2008

LETTRE D'AMOUR A BAGDAD

Ma Chère,T’écrire de mon exil ! … Mais que dire ? Que dire, après le souffle qui soupire, le ventre qui se déchire, la raison qui délire et tant de temps à souffrir. Que dire ? Depuis la nuit des temps, tu as lutté pour éclairer et rester le phare de l’Humanité, lutter pour dire non à l’absurde et à l’obscurité, lutter farouchement pour préserver le joyau des civilisations. Ma Chère,Que dire ! Que dire aux mots lourds et insensés, aux mots guerres complotées, mots malades, mots-fiel, la bile noire que je dégueule. Comment te dire des... [Lire la suite]
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mercredi 30 juillet 2008

RENE CHAR

(...) Je voudrais me glisser dans une forêt où les plantes se refermeraient et s’étreindraient derrière nous, forêt nombre de fois centenaire, mais elle reste à semer. C’est un chagrin d’avoir, dans sa courte vie, passé à côté du feu avec des mains de pêcheur d’éponges. « Deux étincelles, tes aïeules », raille l’alto du temps, sans compassion.L’automne ! Le parc compte ses arbres bien distincts. Celui-ci est roux traditionnellement ; cet autre, fermant le chemin, est une bouillie d’épines. Le rouge-gorge est arrivé, le... [Lire la suite]
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lundi 28 juillet 2008

ADIEU AU PAYS NATAL

.   “Dresse-toi devant moi, mon fils, pour que je me souvienne de ta tailleJe veux aller trouver ma familleUn cercle de mains caressantes,De douces mains humainesOù l’oubli soit enclos.Je veux aller trouver ma vraie famille humaineSous les branches bombées de l’olivier bruniEt les pentes à nu de ces collines bleuesLe désespoir dormait.Et le ciel inclément sur ces masses perdues à jamaisDans la Mort impalpable et splendide,Versait sa fraîcheur bleueLa vie légère s’envolait des fleurs violettes des pêchersEt dans le fond des... [Lire la suite]
lundi 28 juillet 2008

L'INVITATION

Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,Je veux savoir à quoi tu aspires, et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.Je ne m'intéresse pas à ton âge, je veux savoir si, pour la quête de l'Amour et de tes rêves, pour l'aventure de te sentir vivre, tu prendras le risque d'être considéré comme fou.Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune, je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance, si les trahisons t'ont ouvert ou si tu t'es fané par crainte de blessures ultérieures.Je... [Lire la suite]
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