Lettre adressée à la Gestapo le 5 octobre 1943 :

 

    Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine,           il m’est parvenu que de singuliers citoyens français m’ont           dénoncé à vous comme n’étant pas du tout au nombre de vos approbateurs. Je ne puis, messieurs, que confirmer ces propos           et ces tristes écrits. Il est très exact que je vous désapprouve           d’une désapprobation pour laquelle il n’est point de nom           dans aucune des langues que je connaisse (ni même sans doute dans la langue hébraïque que vous me donnez envie d’étudier). Vous êtes des tueurs, messieurs ; et j’ajouterai même (c’est           un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des tueurs ridicules.(...) Vous avez assassiné, messieurs, mon frère, le travailleur allemand; je ne refuse pas, ainsi que vous le voyez, d’être assassiné à côté de lui

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ARMAND  ROBIN

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GESTAPO