jeudi 16 octobre 2008

CONCILIABULES

"A grignoter un levantà replier un couchantLes animaux se sont enfuisemportant hors de la villesa dernière clé de chaleur.Pour l’heure il n’est questionà peineque d’une porte à démasqueren tâtonnant à traversla désolation de l’intime terreaujusqu’à la vitesse de la tendresse hasardeusequi fait mon frère l’arbre résoluMon frère le vent à la vague déchiquetéeMon frère l’écoeuré volcanEt le sanglot sans cesse ravalédu ressac. . AIME CESAIRE .
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jeudi 16 octobre 2008

L'ENFANT DE GUERRE

les hommes de ce pays n'ont jamais eu de tombesils aiment le paprika l'eau de rose et le théils s'appellent aussi bienIsmaïl ou Vlascoet dans le sang verséils voient à chaque instanttoute la mémoire du monde...   .   TRISTAN  CABRAL   .  
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jeudi 16 octobre 2008

L'ALOUETTE

"Extrême braise du ciel et première ardeur du jour,Elle reste sertie dans l'aurore et chante la terre agitée,Carillon maître de son haleine et libre de sa route. Fascinante, on la tue en l'émerveillant. ". RENE CHAR .
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jeudi 16 octobre 2008

TREIZIEME POESIE VERTICALE ...Extrait en espagnol

"Darlo todo por perdidoAllí comienza lo abiertoEntonces cualquier pasopuede ser el primero.O cualquier gesto lograsumar todos los gestos.Darlo todo por perdido.Dejar que se abran solaslas puertas que faltan.O mejor :dejar que no se abran" . ROBERTO  JUARROZ .
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jeudi 16 octobre 2008

TREIZIEME POESIE VERTICALE ...Extrait

"Donner tout comme perdu.Là commence l'ouvert.Alors chaque paspeut être le premier.Chaque geste a pouvoirde résumer tous les gestes.Donne tout comme perdu.Laisser seules s'ouvrir les portes qui manquent.Ou mieux :les laisser ne pas s'ouvrir." . ROBERTO JUARROZ .
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jeudi 16 octobre 2008

PIERRE ET CIEL...Extrait

"Bonheur ; quel arbre invisible, infinidonne-t-il ton fruit, que l’âme parfoiscueille, en sa plénitude ?De ces idées lesquelles sont tes branches, de ces sentiments lesquels sont tes fleurs,de ces chants quels sont tes oiseaux,de ces sourires quels sont tes arômes ?Qu'est-ce qui nourrit tes racines ?Comment, par où, pareil à ce citron, pénètres-tu par ma fenêtre,en notre plus profonde chambre,y effleurant, tout doucement, le coeur ?" .. . JUAN RAMON  JIMENEZ . . .
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