mercredi 15 octobre 2008

AFFÛTS

tant à creuserà comprendretant à souffrirpour abraser le moila torture de ces annéeset plus-avant dans la nuitpuis l’aubel’un dans sa lumièresi peu à direde ce riend’où irradie le senstant à vivreà donner . . . CHARLES JULIET . . . . "Au cœur de la nuit. Cette ardente sereine lumière de l'insomnie, cette effervescente intimité de soi avec soi, et tant de choses inconnues qui vagissent, et tout qu'on ne sait jamais formuler, soudain là, vibrant, gorgé, précis, sur le point de se dire. mais les mots, les mots qui déjà... [Lire la suite]
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mercredi 15 octobre 2008

OEUVRES COMPLETES...Extrait

"Pauvreté et privilège est dédié à tous les désenchantés silencieux, mais qui, à cause de quelques revers, ne sont pas devenus pour autant inactifs. Ils sont le pont. Fermes devant la meute rageuse des tricheurs, au-dessus du vide et proches de la terre commune, ils voient le dernier et signalent le premier rayon. Quelque chose qui régna, fléchit, disparut, réapparaissant devrait servir la vie : notre vie des moissons et des déserts, et ce qui la montre le mieux en son avoir illimité. On ne peut pas devenir fou dans une époque... [Lire la suite]
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mercredi 15 octobre 2008

CANTOS IBEROS

"Cuando ya nada se espera personalmente exaltante, mas se palpita y se sigue más acá de la conciencia, fieramente existiendo, ciegamente afirmando, como un pulso que golpea las tinieblas, cuando se miran de frente los vertiginosos ojos claros de la muerte, se dicen las verdades : las bárbaras, terribles, amorosas crueldades. Se dicen los poemas que ensanchan los pulmones de cuantos, asfixiados, piden ser, piden ritmo, piden ley para aquello que sienten excesivo." . GABRIEL  CELAYA .
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mercredi 15 octobre 2008

LA POESIE EST UNE ARME CHARGEE DE FUTUR...Extrait

"Quand on n'attend plus rien d'exaltant pour soi-mêmemais qu'on frémit et continue à vivre en deçà de la conscience,existence farouche, affirmant en aveugle,comme un pouls qui bat les ténèbres,quand on regarde en faceles yeux clairs et vertigineux de la mort,on dit les vérités :les barbares, les terribles, les amoureuses cruautés.On dit les poèmesqui gonflent les poumons des asphyxiésqui demandent à être et demandent le rythme,demandent une loi pour ce qu'ils sentent excessif." . GABRIEL  CELAYA .
mercredi 15 octobre 2008

LA POINTE DU MONDE

"Une île de pierreset d’étincellesprend naissance autour de mes passes vagues sont figéesses rives en partance" . ADONIS . .
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mercredi 15 octobre 2008

EL POETA

"Toi tu te crois différentParce qu’on t’appelle poèteEt que ton monde bien à partEst par delà les étoiles.De tant regarder la luneTu ne sais plus rien regarder.Tu es pareil au pauvre aveugleQui ne sait pas se diriger.Va-t-en regarder les mineurs,Les hommes dans le champ de blé,Et chante-les, ceux qui luttentPour gagner un morceau de pain.Poète aux aimables rimesVa-t-en vivre dans la forêt,Et là tu en apprendrasSur les misères du bûcheron.Partage la vie du peuple,Regarde-le du dedans,D’abord il faut être un homme,Et poète... [Lire la suite]

mardi 14 octobre 2008

LES MIROIRS

"Je m'étonne qu'il existe des rêves, des miroirsEt que l'habituel répertoire fatiguéDe chaque jour inclue l'universProfond et illusoire tissé par les refletsL'idée m'est venue que Dieu a une faiblessePour cette insaisissable architectureQue construit la lumière avec la puretéDu cristal et l'obscurité avec le rêve.Dieu créa les nuits qui engendrentLes rêves, et les formes des miroirsPour que l'homme sente qu'il est reflet de lui-même.Et vanité. Aussi en sommes-nous alarmés.". JOSE LUIS BORGES .
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mardi 14 octobre 2008

ROBERTO JUARROZ

"Así como hay sonidos que crean silencio,luces que crean sombray sombras que crean luz,el vacío crea lazosque rescatan el ser.". ROBERTO  JUARROZ .
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mardi 14 octobre 2008

QUATORZIEME POESIE VERTICALE...Extrait

"Tout comme il y a des sons qui créent le silence,des lumières qui créent l’ombre,et des ombres qui créent la lumière,le vide crée des liensqui rachètent l’être." . ROBERTO JUARROZ .
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mardi 14 octobre 2008

TAHAR BEN JELLOUN

"Dans mon payson ne prête pas,on partage.Un plat rendun'est jamais vide ; du painquelques fèvesou une pincée de sel.". TAHAR BEN JELLOUN .