Base d'une autre éducation et

d'une autre culture


Nous savons que la culture

de certains

peuples montre les signes

.

d'une gratitude

à l'égard des ressources

vivantes que

leur offre la nature. Nous

sommes bien loin

de cette attitude. Les exactions

et les

souffrances que l'être

humain inflige

aux créatures qui accompagnent

son destin

ne sont plus tolérables.

Il n'est plus possible

de voir la condition animale

située soit dans

l'excès d'adulation soit dans

la cruauté la

plus injustifiable.

La logique du vivant que

nous préconisons nous

fait obligation de

considérer toute créature

vivante comme

représentative d'un ordre

à respecter pour

lui-même, mais aussi dans

notre propre

intérêt bien compris.

Toutes les injustices

et exclusions inadmissibles

que subissent

nos semblables ne doivent

pas nous faire

oublier celles que nous

infligeons à d'autres

espèces que la nôtre.

La vie sur terre est un

tout qu'il faut protéger,

soigner et aimer.

.

L'enthousiasme d'apprendre


Il ne peut y avoir de changement

d'orientation

de la société sans changement

de l'éducation.

Comme en économie,

il nous faut renoncer

à la compétitivité en

éducation pour

instaurer la complémentarité,

la réciprocité,

la solidarité entre les enfants.

La peur d'échouer

doit faire place à l'enthousiasme

d'apprendre.

Cette option n'est pas

seulement morale,

elle est profondément réaliste.

Le rapport à la nature doit

être enseigné à tous

les âges. Il est indispensable,

car il permet

de comprendre la complexité,

la fragilité et

la cohérence des fondements

de la vie.

Mais il serait tout aussi

insensé de se

défausser de nos responsabilités

sur les

nouvelles générations.

La meilleure

éducation que nous pouvons

donner à

nos enfants est l'exemplarité

de notre capacité

à remettre en cause nos choix de vie.

Elle est

aussi l'affirmation de notre

volonté à faire

évoluer notre société.

 

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PIERRE  RABHI

 

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