Alors tu prendras ton habit de feuilles du jardin.

N'oublie pas le romarin au pied du mur,

Le caillou que je jetais à ta fenêtre.

Une poignée d'air se souvient.

Les roseaux froissés nous diront toujours l'heure.

 

Tu prendras le fantôme du chien qui dort sous le rosier

Et la petite grenouille des murs qui chante sur trois notes

Aime-moi.

Aime-moi. Ainsi je dis.

La bénédiction des arbres tombe sur la rosée.

Ceux qui ne dorment pas préparent de nouvelles fêtes.

Aime-moi. Souviens-toi.

Je n'ai d'autre prière. Je suis fragile.

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JEAN MALRIEU

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