vendredi 13 mars 2009

TROIS RENCONTRES AVEC LE LOINTAIN

J'ai rencontré Mahmoud Darwichdans la terre infinie de son exildans les cases vides de sa valisesous les paupières de son premier amour,dans les cheveux du vent que peignent les pas de Jésus,entre Gaza perdue et la gloire du Golan. Et il m'a dit : "Regarde ces amandiers ! les filles d'une Jérusalem terrestreont allumé leurs fleurs fragiles dans mes yeux. Où j'habitais... sur les sillons labourés par mon pèreaplanis par les pelleteuses de l'occupant,les filles ont des seins d'orangesles épaules de l'amour sont nuesle silence... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 13 mars 2009

CHANTS DU PARADIS

La terre amour est ma seule ancre Nous marchons sur des eaux de pierres   Et plus ne peut m'accrocher l'éternelle jeunesseNi la récitation par coeur de la peau et des cendres Jetées aux ciseaux du hasard   J'accueille avec affection le vivant, sa tendresse Joies des papillons, clins d'oeil des fleurs muettesEt ce chamois couché sur le divin. Tant de confiance   Le tour de chance éclairs-soleils passe comme un éclairIl faut cent vies pour comprendre Amis défunts sur des os de merveille ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 13 mars 2009

DANSE AVEC LE VENT...Extrait

 A Patrick Camoin   Plus forte que le nœud   Est la main qui dénoue. Plus vivant que son reflet le corps Qui ne projette pas d’ombre sur le mur, Plus profonde que l’amour La tendre plénitude du vide.   Je ne danse pas autour de la mort, Ni autour de la folie, Pas même autour des cendres De mon amour consumé.   Je danse autour de la joie sans fond, Je danse autour de l’embrasement obscur.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 13 mars 2009

HIVER

  Il faudrait faire un feu... bien grand, bien haut,Pour que tous les humains se chauffent à sa flamme.Nous jetterions dedans tel bibelot vieillot,Tels objets ébréchés, cassés, tel jeu de dames,Les jouets des enfants, tel autre jeu,M'entends-tu, chat perché ? Et dans ce feu,Nous éparpillerions, je le proclame,Tout ce qui semble beau. L'on entendrait soudainL'incandescente flamme offrir au ciel sereinLes ardeurs de son chant. Les gens d'une même âme,Ou d'un même pays, se donneraient la main.Il faudrait faire un feu d'une folle... [Lire la suite]
vendredi 13 mars 2009

A FEDERICO GARCIA LORCA

Les jours et les nuits avaient la pâleur des jours et des nuits actuels. La lune claire de Cuba démasquait l'envahissante terreur. Les phalangistes, les fascistes à Granada marchaient enragés goguenards vers ta maison. La jeune république d'Espagne fut livrée aux flammes. Tes cris baignés de sang retentirent loin croisèrent, s'associèrent à mes cris en une aube d'août sans égale en... [Lire la suite]
vendredi 13 mars 2009

UN RIEN QUI FAIT AIMER UN TOUT

C’est tout, C’est rien.   L’autre jour, en défrichant, j’ai trouvé un grillon mort, réplique du vivant, mais sans couleur, comme en papier calque, et fragile, et beau d’un rien aux formes d’un tout. Son chant était parti, ses couleurs aussi, et pourtant, il vibrait encore dans l’aurore. Même la rosée l’avait épargné, comme une momie sacrée.   Beau d’un rien qui fait aimer un tout.   Une sorte de pliage en papier gaufré, vous savez, ces feuilles de larmes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,