dimanche 26 avril 2009

NOTRE BESOIN DE CONSOLATION EST IMPOSSIBLE A RASSASIER....Extrait

(....) Je soulève donc de mes épaules le fardeau du temps et, par la même occasion, celui des performances que l’on exige de moi. Ma vie n’est pas quelque chose que l’on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des performances. Une vie humaine n’est pas non plus une performance, mais quelque chose qui grandit et cherche à atteindre la perfection. Et ce qui est parfait n’accomplit pas de performance : ce qui est parfait œuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour porter des... [Lire la suite]

dimanche 26 avril 2009

PAUL ELUARD

Le cœur n’a pas de bornesMais la patience en aNul ne doit avoir faimPour que d’autres se gavent . PAUL  ELUARD .
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dimanche 26 avril 2009

PAUL MORAND

Pour que tant de choses mauvaises,qui subsistent,soient détruitesfallait-il brisertant de bonnes choses qui ne sont plus ?. PAUL  MORAND .
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dimanche 26 avril 2009

L'IDENTITE OBSCURE...Extrait

  Chant I   C'est comme, minuscule à peine, une effervescence avec les mêmes images, leur même lumière,le chêne, son tronc obscur, le chat sur la fenêtre,le silence soudain de l'heure, on ne sait plus troppourquoi maintenant, plutôt que demain, qu'hier,pourquoi ici, mais ici, maintenant, c'est partout,c'est le monde qu'on n'entend que quand il se retirecomme une vague et qu'il n'en reste que juste un souffle dont on ignore s'il vient de dedans, de dehors,on regarde ce qui dans la vue ne cesse de se retirer, on... [Lire la suite]
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dimanche 26 avril 2009

DESCRIPTION DU MENSONGE...Extrait

La rouille s'est posée sur ma langue comme la saveur         d'une disparition.        L'oubli est entré dans ma langue et je n'ai eu d'autre         conduite que l'oubli,    et je n'ai accepté d'autre valeur que l'impossibilité.    Comme un bateau calcifié dans un pays d'où la mer s'est retirée,    j'ai écouté la reddition de mes os s'établissant dans        le repos ;    j'ai écouté la... [Lire la suite]
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dimanche 26 avril 2009

FRERE DE L'HERBE ET DU SANG

Je mesure l’odeur de l’herbe, la larme de sève à mes chaussures, la goutte de sang à la blessure du monde. La vie est une béance plus grande que l’univers. J’avance, l’œil sur l’horizon, l’horizon sous les étoiles ; j’avance l’œil moins grand que l’infini ; je tutoie le vent et l’arbre. Des miettes de mes ancêtres s’y promènent, s’y reposent, se marient à l’écorce des arbres, à l’écorce du vent et au parchemin de mes rêves. J’avance l’œil sur l’horizon et je bois le soleil, et je bois la plaine. J’arpente un chant d’oiseau, un rêve de... [Lire la suite]
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