Les souvenirs n'ont pas d'espace à eux, ni
de remparts qui les défendent

 

et quand on les a retenus
trop longtemps

 

quelqu'un, au-dedans de nous, s'impatiente
et les chasse

 

mais l'autre, celui qui ne veut pas
mourir, s'attache alors

 

à retrouver ne serait-ce qu'une odeur,
un bruissement de bruyère

 

un semblant de bonheur
entre les doigts.


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CLAUDE  ESTEBAN

 

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