vendredi 15 mai 2009

LE LIT DE L'ETRANGERE

C’est un amour qui va sur ses pieds de soie, Heureux de son exil dans les rues. Un amour petit et pauvre que mouille une pluie de passage Et il déborde sur les passants : Mes présents sont plus abondants que moi. Mangez mon blé, Buvez mon vin, Car mon ciel repose sur mes épaules et ma terre vous appartient… As-tu humé le sang du jasmin indivis Et pensé à moi ? Attendu en ma compagnie un oiseau à la queue verte Et qui n’a pas de nom ? C’est un amour pauvre qui fixe le fleuve Et il s’abandonne aux évocations : où cours-tu... [Lire la suite]
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vendredi 15 mai 2009

A FEDERICO GARCÍA LORCA

Español, español,saca los pechos y ponte al sol!Llévate a cuestas la casa;el vivido es lo que pasay se queda el porvivir.Mañana será otro día;cada día su alegríacon su pena de sufrir.Cada día su mañanacon la santísima ganade cantar.Quién nos quita lo vivido?En el seno del olvidoel descanso de soñar! . MIGUEL DE UNAMUNO .   FEDERICO GARCIA LORCA
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vendredi 15 mai 2009

DESPEDIDA DEL MAR

Por más que intente al despedirme guardarte entero en mi recinto de soledad, por más que quiera beber tus ojos infinitos, tus largas tardes plateadas, tu vasto gesto, gris y frío, sé que al volver a tus orillas nos sentiremos muy distintos. Nunca jamás volveré a verte con estos ojos que hoy te miro. Este perfume de manzanas, ¿de dónde viene? ¡Oh sueño mío, mar mío! ¡Fúndeme, despójame de mi carne, de mi vestido mortal! ¡Olvídame en la arena, y sea yo también un hijo más, un caudal de agua serena que vuelve a ti, a su salino... [Lire la suite]
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vendredi 15 mai 2009

J'AI LA SAGESSE D'UN CONDAMNE A MORT

J’ai la sagesse d’un condamné à mort : Je ne possède rien et donc rien ne me possèdeJ’ai écrit mon testament avec mon sang :«Fiez-vous à l’eau, vous, habitants de ma chanson»Je me suis endormi ensanglanté et couronné de mon lendemainJ’ai rêvé que le cœur de la terre était plus grand que sa mappemonde,Plus limpide que son miroir et que ma potenceEt je me suis épris d’un nuage blanc qui me prendraitVers le hautComme une huppe avec des ailes de vent. A l’aubeL’appel de garde de nuitM’a tiré de mon rêve et de ma langue :«Tu vivras une... [Lire la suite]
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vendredi 15 mai 2009

POESIE VERTICALE...Extrait

Il pleut sur la pensée. Et la pensée pleut sur le monde comme les restes d'un filet décimé dont les mailles ne parviennent pas à s'assembler. Il pleut dans la pensée. Et la pensée déborde et pleut dans le monde, comblant depuis le centre tous les récipients, même les mieux gardés et scellés. Il pleut sous la pensée. Et la pensée pleut sous le monde, diluant le soubassement des choses pour fonder à nouveau l'habitation de l'homme et de la vie. Il pleut sans la pensée. . ... [Lire la suite]
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vendredi 15 mai 2009

MARTINE BRODA

étonnée de te trouver toujours cousu au revers du videj' ai cherché dans ma mémoirede quelle douceur naît l'amourdouceur je l'ai connue une foiset la plénitudeavec toi qui sortais de l'enfancearmé de ton regard et tes mainsson vecteur à présent est la voixau lieu de tant d'absenceil a suffi que tu me parles, avec des mots qui voulaient dire, pour que renaisse un vieil amourmais il n'est pas de vieil amourmon royaume est la beauté que tu délivresles traits de lumière que tu tendssans souffle au bord du vide .... [Lire la suite]
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vendredi 15 mai 2009

INVILIPPU

Porghjuà l’imprubabile distinazionea maio parte di u dubituè mi tengua lettera.A sgrigita di a carta taglivain punta di a linguainziccata u brusgiulu.Cusi mi tengu una stonda . ENVELOPPEJe tends à l’improbable destinationla plus grande part du douteet je gardela lettre.L’éraflure du papier tranchantà la pointe de la langueun peu blessée.Ainsi je retiens un instantla sincérité de ces mots que je ne t’ai pas écrits.a sincerità di isse parollech’o un ti aghju scrittu. . GHJACUMU  THIERS .
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vendredi 15 mai 2009

BERNARD PERROY

(...) Le miel s'écouleaux rayons d'or,miel du cielsur nos épaules brèves,le temps d'apprendreà sourire du peuque l'on pressentdes mots, des branches,des pas d'un enfantlorsqu'il s'émerveilleen se frayant un chemindans le jardin des peines et des couleurs...Tout vient apprivoisernotre attente,que vivent nos yeux,nos refrains, nos étreintes,que roule la perle du tempssous nos doigts d'apprentis,quand vivre toujours davantagenous éduque lentement à mourir... . . .BERNARD  PERROY . . .
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vendredi 15 mai 2009

LES CHAMPS MAGNETIQUES...Extrait

Ce soir, nous sommes deux devant ce fleuve qui déborde de notre désespoir. Nous ne pouvons même plus penser. Les paroles s'échappent de nos bouches tordues, et, lorsque nous rions, les passants se retournent, effrayés, et rentrent chez eux précipitamment.On ne sait pas nous mépriser.Nous pensons aux lueurs des bars, aux bals grotesques dans ces maisons en ruines où nous laissions le jour. Mais rien n'est plus désolant que cette lumière qui coule doucement sur les toits à cinq heures du matin. Les rues s'écartent silencieusement et les... [Lire la suite]
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vendredi 15 mai 2009

C'EST POUR CELA QU'ON AIME LES LIBELLULES

Il m'enseigna l'écoute.   Il m'apprit le secret des mots. Il répétait souvent : « Qu'est-ce qu'un mot si ce n'est une histoire d'amour ? »   Il avait toute une théorie sur l'amour que les voyelles portent aux consonnes. « Les lettres s'enlacent, disait-il, s'enlacent et s'embrassent, s'embrasent et s'unissent. » Il disait aussi : « Fais éclater le présent, découvre le miracle de l'aube fracturant la noirceur de la nuit, fais danser les lettres et les voyelles amoureuses. Fais chanter les mots pour qu'ils deviennent des... [Lire la suite]
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