¿Qué dice la "Coordinadora Nacional de Derechos Humanos"? Reacciona recién cuando hay cientos de muertos. Y apela a eufemismos monstruosos. "¿Excesos? " ¿"Excesos", como un exceso en la comida con la bebida? Basta de eufemismos. Este espanto se llama asesinato, crimen, genocidio, masacre. Hay un asesino suelto en el Perú, Alan García Pérez, ante el silencio cómplice de los gobiernos del continente. Ante el silencio cómplice de las llamadas "organizaciones de derechos humanos" ¿De qué derechos humanos hablan? Desde el corazón de la vida, pregúntese cada uno de ustedes, si esto es un "exceso". Y si es un "posible" exceso, o la evidencia del horror. ¿Qué gobierno de la América morena se hará presente ahora, en este instante, ya, para salvar una vida, para detener al asesino Alan García? Y ya sé que mis palabras me costarán el rechazo de ciertos gobiernos, No me importa: la ética es una sola; el amor a la humanidad no es más que uno; la defensa de la vida es un imperativo.

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CRISTINA  CASTELLO

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PerouRepr06_09

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Vendredi 5 juin au matin (midi heure européenne), la police péruvienne s'est déchaînée contre les populations indigènes de la province d' Amazonas qui bloquaient une route en appui à leurs demandes. Le bilan des affrontements, extrêmement lourd, est de plusieurs morts, peut-être des dizaines, peut-être des centaines de blessés. Les informations sont encore assez confuses, la zone est bouclée par la police. Les affrontements se poursuivent. Cela fait 56 jours que les communautés indiennes du Pérou amazonien se sont soulevées contre des projets miniers ou pétroliers dans le Nord-Est. A la mi-mai, ils sont déclarés "en état d’insurrection". "Nous déclarons nos peuples en état d’insurrection contre le gouvernement du président Alan Garcia sur les territoires indigènes amazoniens", a déclaré à Lima le 15 mai dernier Alberto Pizango, président d’un collectif qui dit représenter 1350 communautés de 65 groupes ethniques, soit 600’000 personnes environ. Cet état d’insurrection signifie que "nos lois ancestrales ont désormais force de loi et que nous considérons comme une agression l’entrée d’une quelconque force sur nos territoires", avait averti M. Pizango. La solution, a-t-il poursuivi, "passe par une abrogation" de décrets législatifs de 2007 et 2008 qui assouplissent le cadre de l’exploitation minière, pétrolière, forestière ou de l’eau, par des firmes multinationales, sur des terres que les indigènes considèrent comme ancestrales. Mise à jour 5 juin à 15 heures Le chiffre des victimes ne cesse d'augmenter. Alberto Pizango, président de la Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana (AIDESEP), organisation qui regroupe les indigènes actuellement en grève, affirme connaître la mort "jusqu’à présent de 15 indigènes amazoniens". Alberto Pizango demande une "enquête internationale" sur les faits et a déclaré que le président Alan Garcia avait "ordonné le génocide". De son côté, d'après la coordination des radios locales (CNR), il y aurait 20 indigènes tués et 9 policiers. Les affrontements se poursuivent, les indigènes, après avoir mis le feu à de nombreux locaux officiels, sont en train d'attaquer le commissariat, d'après Radio La Voz. Le nombre de blessé ne cesse de croître et les deux hôpitaux de la zone sont maintenant débordés. L'électricité est semble-t-il coupée dans une grande partie de la zone, ce qui empêche les radios locales d'émettre. Mise à jour à 17 heures Les informations sont confuses. Les chiffres qui circulent parlent d'un nombre de morts entre 10 et 20. Cela s'est passé ce matin (mi-journée en Europe) Plusieurs morts et des dizaines de blessés, tel serait le résultat tragique de la répression menée par la Direction Nationale des Opérations Spéciale (DINOES) contre les indigènes de Bagua pendant une opération visant à les expulser de la route Fernando Belaúnde Terry qu'ils occupaient. Cette localité de la province de l'Amazonie péruvienne est située à 730 km au nord de Lima. Le président du comité de lutte provincial de Condorcanqui, Santiago Manuin Valera, aurait été assassiné par la police après avoir été visés par des armes de guerre dans la zone de Curva del Diablo où ils se sont concentrés. Le leader indigène Mateo Impi a annoncé que les policiers ne laissaient pas approcher des cadavres. "Nous demandons l'intervention de la Défense (du Peuple)", a-t-il ajouté. Le général Murua a ajouté que la circulation a été rétablie dans des circonstances difficiles mais que la route était maintenant dégagée. Auparavant, le président péruvien, Alan García, avait rendu responsables les "pseudo dirigeants des communautés natives qui emploient des méthodes de force et de violence". Et d'ajouter : "Ils prétendent jouer à la révolution." De son côté, le directeur de la Police nationale, le général José Sánchez Farfán a déclaré que la police avait été "attaquée" et que quatre policiers avaient été tués avec des armes à feu par des indigènes lors des affrontements pour dégager la route. Peu après la phase initiale de la répression, les indigènes ont mis le feu au local du Parti Apriste Péruvien (parti du président), au local de COFOPRI, le siège de la direction de la province de Bagua et le local du PRONAA. L'hôpital de Bagua a fermé ses portes parce qu'il ne peut plus recevoir de blessés. Sources : Coordinadora Nacional de Radio, Peru.com, La Haine, etc. Mise à jour, 5 juin, 23 heures ici (16 heures au Pérou) Il se confirme que les indigènes qui bloquaient cette route depuis une dizaine de jours ont été attaqués par officiellement 639 policiers mais aussi au moyen d'hélicoptères d'où ont été visés les manifestants avec des armes à feu et d'où auraient été lancées des grenades. Un des policiers décédés était d'ailleurs membre de l'équipage d'un hélicoptère qui aurait été visé par des hommes armés depuis le sol. L'offensive de l'Etat Le ministère de la justice a annoncé que les responsables des affrontements seront poursuivis. "Ce ne sont pas des actes de protestation mais de destruction, parce qu'il y a eu des morts et parmi eux des policiers et des civils innocents", a affirmé Erasmo Reyna, vice-ministre de la justice. Les Amérindiens morts ne sont semble-t-il pas "innocents". Pendant ce temps, le président Alan Garcia a rendu responsable de la tuerie Alberto Pizango, président de l'Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP) en déclarant qu'il était un délinquant. Les membres du gouvernement et du parti présidentiel ne sont pas en reste et font monter les enchères. Le ministre du travail, Jorge Villasante, accuse Alberto Pizango d'être responsable, à cause de son "intransigeance", de ce qui s'est passé. Pour le député apriste Mauricio Mulder, "tirer sur des policiers c'est ce que font les terroristes". "Ici ce qu'il y a c'est une politicaillerie radicaloïde fomentée par des groupes partisans de la violence et ce que l'on voit c'est qu'ils sont liés au terrorisme". La conséquence selon lui est que les dirigeants indigènes ont perdu toute représentativité, qu'ils se sont transformés en "assassins" de policiers et doivent être traités comme tels. Etat d'urgence, déploiement de l'armée, couvre-feu... De son côté, la ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillasa, a confirmé la mort de 9 policiers. Elle a elle aussi accusé Alberto Pizango d'être le principal responsable de la tuerie. Mais qu'il y a eu aussi, selon elle, infiltration des indigènes par le Sentier lumineux. Elle a aussi dénoncé que des armes de la police (8 fusils AKM, avec leurs munitions) ont été volées au cours des affrontements. Elle déclare avoir demandé l'instauration de l'état d’urgence avec prise de contrôle de la zone par les forces armées et l'instauration du couvre feu. Alberto Pizango menacé Alberto Pizango, qui a accusé le président Alan Garcia d'avoir "ordonné le génocide" est menacé de poursuites pour "insurrection" et "rébellion" par les membres du gouvernement. Il serait en train de réfléchir à une demande d'asile politique à l'étranger car un mandat d'arrêt aurait été lancé contre lui. Cette offensive répressive du gouvernement est une réponse à l'appel lancé la veille, le 4 juin dernier, par Alberto Pizango de faire du 11 juin une journée de mobilisation générale des populations autochtones pour protester contre le report de la discussion prévue au Parlement au sujet de l'abrogation du décret-loi 1090 facilitant et encourageant les entreprises étrangères à investir dans les zones habitées par les autochtones (pétrole, mines, exploitations forestières…). Bilan encore provisoire D'après un représentant de l'Eglise locale, Edgar Calle, qui a assisté aux évènements depuis une colline proche, a déclaré qu'au moins 35 indigènes ont été arrêtés. Ils sont maintenu face contre terre sur la route. Les forces de police empêchent les religieux de s'approcher et de donner de l'eau aux détenus. Pour ce qui est des personnes décédées, le bilan provisoire s'établirait à 25 Amérindiens, 9 policiers et 2 journalistes. Blessés : 7 policiers selon la ministre de l'Intérieur, plusieurs dizaines chez les habitants. Pour le seul hôpital de Bagua Grande, il y a 34 blessés par balles, 3 étant en salle d'opération. Par ailleurs, sur les lieux des affrontements, de nombreux cadavres jonchent le sol et les policiers empêchent les habitants de les emmener. Appel de la Coordination Andine des Organisations Indigènes (CAOI) Répression sanglante dans l'Amazonie péruvienne […] Urgent : rassemblements devant toutes les ambassades du Pérou, en conformité avec les accords de la quatrième rencontre continentale des peuples et nationalités indigènes de l'Abya Yala Le gouvernement apriste d'Alan García Pérez a déclenché ce matin une répression sanglante dans l’Amazonie péruvienne. […] Une fois de plus, on cherche à imposer la mort sur la vie, le massacre sur le dialogue. C'est la réponse dictatoriale, après 56 jours de lutte pacifique des autochtones et des pseudo dialogues et négociations, qui se termine par les balles de toujours, les mêmes depuis plus de 500 années d'oppression. Aujourd'hui plus que jamais, il est urgent de mettre en oeuvre les accords de la quatrième rencontre continentale des peuples et nationalités indigènes de l'Abya Yala (qui s'est déroulée à Puno, au Pérou, du 27 au 31 mai) et de rendre effective notre solidarité avec les peuples de l'Amazonie péruvienne, par des rassemblement devant les ambassades du Pérou, dans chaque pays, chaque jour, jusqu'à ce que s'arrête le bain de sang et que soient abrogés les décrets-lois du TLC avec les États-Unis. Et poursuivre en justice Alan García Pérez et de son gouvernement, pour sa soumission et la répression qu'il a déclenchée : il a une dette d'au moins dix morts. Cela s'est produit quelques heures après que le Congrès de la République, dans un acte de pure provocation, a décidé de reporter une fois de plus l'examen de l'abrogation des décrets-lois pro-TLC qui facilitent l'invasion des territoires indigènes, pendant que l'exécutif envoyait en grand nombre de nouveaux contingents de la police en Amazonie. Nous appelons les organisations autochtones, les mouvements sociaux et les organisations des droits humains dans le monde entier à prendre des mesures concrètes : envois de lettres au gouvernement péruvien, au Rapporteur spécial de l'Organisation des Nations unies pour les peuples autochtones, à Amnesty International, à Survival International, au Prix Nobel de la paix, à la Commission interaméricaine des droits de l'homme, à l'Organisation internationale du travail (convention OIT 169), pour qu'ils envoient immédiatement des missions au Pérou, afin de mettre fin à cette violence et que soit respecté les droits des autochtones. Les Nations unies doivent agir fermement, en se joignant à la demande soulevée par la présidente de l'Instance permanente sur les questions autochtones, Victoria Tauli, de lever l'état d’urgence, de ne pas utiliser la répression et de respecter les règles internationales garantissant l’exercice des droits des autochtones. Aujourd'hui, à Lima, toutes les organisations du mouvement social péruvien, réunis dans le Front Communautaire pour la Vie et la Souveraineté seront mobilisées à 17 heures à la Plaza Francia, pour demander la fin de la répression et l'abrogation des décrets-lois qui affectent les droits à la terre des peuples autochtones des Andes et l'Amazonie et la souveraineté nationale. Assez de répression ! Abrogation immédiate des décrets-lois anti-autochtones du TLC ! Lima, le 05 juin 2009 Coordination générale CAOI = = = = = = = = = Sources et informations complémentaires : Agence d'informations SERVINDI : CAOI : Quelques photos : Mise à jour : 2 h 30 du matin ici, 19 h 30 au Pérou Quatre nouvelles victimes lors une opération policière Utcubamba, Amazonas, 05/06/2006 (CNR) Quarte morts et plusieurs enfants blessés, tel serait le résultat d’une nouvelle opération policière réalisée il y a quelques instants dans la ville de Bagua, lorsqu'un groupe d'habitants s'est déplacée vers la Plaza de Armas à la recherche d'assistance médicale. Selon des informations de radio La Voz, la police a tiré depuis un hélicoptère quand elle a vu un rassemblement de personnes sur la place. Résultat : quatre morts et plusieurs blessés dont des mineurs. Les blessés ont été transportés à l'hôpital du Bon Samaritain car l'autre hôpital est saturé. Par ailleurs, le signal de radio La Voz a été interrompu, à la suite des interventions des députés officialistes Aurelio Pastor et Mauricio Mulder qui ont accusé cette station d'encourager la population à commettre des actes de violence. Carlos Flores - Radio La Voz 38 policiers pris en otage par la foule Pendant ce temps, d’après Peru.com, plus de deux mille habitants ont pris en otage 38 agents de police et un ingénieur à la station n° 6 de la société pétrolière Petroperú, province de Bagua, exigeant le retrait du contingent envoyé à Bagua faute de quoi ils les exécuteront. Apparemment, une foule s'est introduite dans le local de l'entreprise pétrolière située dans le district de Imaza et a emmené les policiers vers une colline proche. Parmi les otages se trouve, en plus de l'ingénieur, un commandant de la police. "Nous voulons négocier avec les autorités. 50 jours de grève, ils n'en tiennent pas compte et ils ont abattu nos frères awarunas", a déclaré Carlos Huamán dans un appel radio. Huamán a sommé la ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillas, de donner l'ordre de retirer les forces de l'ordre envoyées dans la province d'Amazonas. "Nous lui recommandons de retirer les forces armées et ainsi nous pourrons dialoguer". La ministre de l'Intérieur a confirmé l'information en disant que les preneurs d'otages étaient environ un millier. Bilan de la répression du matin Toujours pas de chiffres précis. Le nombre de blessés par balles dépasserait la centaine. Une infirmière de l'hôpital de Bagua Chica a déclaré à Canal N qu'ils avaient 40 blessés, "tous par balle, des balles au corps, à la tête, à l’abdomen, parce qu'ils (les policiers) ont voulu tuer nos frères". Elle a profité de l'interview pour demander de l'aide car l'hôpital est "dans un chaos total, sans lits, avec les blessés à même le sol". Elle accuse l'armée de ne pas laisser passer les blessés graves qui doivent être évacuées dans d'autres hôpitaux car à Bagua, il n'y a plus de sang, plus de sérum, plus de gaze, plus de produits… D'après des informations qui commencent à arriver, l'intervention de la police a commencé à 5 heures du matin, par terre et avec des hélicoptères en utilisant des gaz lacrymogènes et des armes à balles réelles. Les autochtones qui bloquaient la route dans la "Curva del Diablo" (le virage du diable) étaient plusieurs milliers. L'opération de dégagement a duré pratiquement toute la matinée. Les désordres se sont ensuite étendus à la ville de Bagua où les manifestants ont mis le feu à tous les locaux officiels qu'ils rencontraient. D'après le général Sánchez Farfán de la police, les affrontements les plus violents se sont produits quand les policiers ont voulu prendre une colline qui domine la "Curva" et qu'ils se sont retrouvés avec en face d'eux environ mille personnes qui leur ont tiré dessus… Impossible selon l'Aidesep car les manifestants n'avaient pas d’armes à feu, ils ne possèdent que des arcs et des flèches. L'association déclare que les policiers sont sans doute morts par des tirs croisés. Les policiers morts seraient maintenant au nombre de 11. Le bilan côté autochtone est toujours en cours : 25 tués ? 29 ? plus ? Mandat d'arrêt contre Alberto Pizango La ministre de l'Intérieur a confirmé qu'elle a demandé la capture d'Alberto Pizango, président de l'Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP) car il est, dit-elle, "le responsable intellectuel" des faits de violences à Bagua, Amazonas. "Pizango est absolument le responsable intellectuel parce qu'il a conduit, agité, manipulé et trompé les autochtones", a affirmé la ministre qui a demandé que "s'applique contre lui tout le poids de la loi". A suivre… Mise à jour : samedi 6 juin, 12 heures ici (5 heures au Pérou) Cadavres brûlés et jetés à la rivière ? Les corps des Amérindiens tués au cours d'affrontements avec la police sur la route Fernando Belaunde, dans la zone de "La Curva del Diablo" seraient brûlés par les policiers de la Direction des Opérations spéciales (Diroes) et jetés dans la rivière Marañón à la hauteur du hameau Reposo, à côté de Bagua (Amazonas), selon les dénonciations faites par Zebelio Kayapo, dirigeant amazonien. Dans une interview à la CNR, il a rapporté que les Amérindiens continuent à être massacrés et a demandé l'intervention des organismes défenseurs des droits de l'homme. Kayap a précisé que jusqu'à présent il y a environ 20 blessés et 40 morts "mais peut-être plus car la Diroes est venu nous attaquer avec des balles et tout est confus". Une résidente qui assure être témoin des évènements a confirmé la version de Kayap. "J'ai vu que les cadavres ont été mis dans des sacs noirs et ont été emmenés aux bords de la rivière Marañón pour les jeter à l'eau. La population a demandé qu'ils restituent les corps de leurs familles pour leur donner une sépulture chrétienne, mais la police a refusé", a-t-elle dit. Elle raconte aussi que les forces de l'ordre poursuivent la population awaruna les accusant d'être sendéristes (membres du groupe armé Sentier lumineux). Elle a précisé que certains Métis ont aidé à transporter les Amérindiens jusqu'à Bagua, mais d'autres qui n'ont pas été chargés dans les voitures ont été retenus dans une maison d'adobe où ils ont été massacrés. Une habitante nommée Maria, dont elle a préféré taire le nom, a déclaré qu'un policier a averti sur un ton menaçant : "Comme vous avez tué nos collègues, vous aussi devez mourir." « Ils empêchent de recueillir les cadavres... » Zebelio Kayap a également signalé qu'au hameau Siempre Viva, Amazonas, la police empêche le passage du public pour recueillir les blessés et les emmener à Jaen ou à Chiclayo, et n'autorise pas non plus au ramassage des cadavres disséminés dans la zone. "Les forces de police [...] dans la Plaza de Armas. Nous voulons enlever les cadavres et les blessés, mais nous ne pouvons pas le faire. Les tirs depuis l'hélicoptère de la Diroes se poursuivent", dit-il. Il a également révélé que parmi les blessés il y a des enfants qui ont été touchés par des grenades lacrymogènes dans les villages de Reposo et Siempre Viva. Kayap a également informé la CNR que les hôpitaux sont remplis de blessés, à la fois autochtones et métis. La Coordination nationale des droits humains exige l'intervention du procureur Gladys Echaiz Pendant ce temps, la Coordination nationale pour les droits humains (CNDDHH), confirmé par l'intermédiaire de son blog, qu'elle a également reçu des informations de médias locaux à propos des attaques contre les habitants de la région Amazonas et de l'incinération des cadavres par la police, bien que ces informations sont encore officieuses. Toutefois, la CNDDHH a demandé au procureur général Echaiz Gladys, afin que le ministère public intervienne pour enquêter sur les plaintes au sujet des éventuels abus commis lors de l’expulsion qui a débuté aujourd'hui à 5 heures du matin. Ces informations démentent ce qu'a indiqué la ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillas, il y a quelques heures, qui ne mentionne que la mort de trois autochtones, ce qui serait faux car selon les photos publiées par la CNDDHH, il y aurait bien plus de personnes tuées dans les affrontements avec la police à Jaen et Bagua. Solidarité amérindienne Les Amérindiens d'Equateur dénoncent la répression dans l'Amazonie péruvienne. Au vu des évènements qui viennent d'avoir lieu, l'organisation aborigène équatorienne Ecuarani a qualifié de répressive l'action du gouvernement péruvien et en ce sens a appelé la communauté internationale à être attentive à la situation. A travers un communiqué, l'organisation accuse le président Alan García de "lâche agression" contre les autochtones qui depuis le 9 avril réclament l'abrogation d'une dizaine de décrets-lois qu'ils considèrent comme attentatoires à leurs droits. Le président de Ecuarani, Humberto Cholango, a appelé les "secteurs dignes de notre continent et du monde à unir leurs voix pour arrêter les génocides qui obéissent à des ordres injustes et criminels."

source: MEDIAPART