EMMILA GITANA

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

mardi 30 juin 2009

NEDA

neda_agha_soltan_

Neda Soltan avait 27 ans

Un message anonyme sur Twitter indique que Neda se trouvait sur l'avenue Karegar en compagnie de son père (en fait, il s'agissait de son professeur de piano, Hamid Panahi ), et de plusieurs de ses camarades, à Téhéran , quand, sortant de voiture, elle aurait été prise pour cible délibérée, mais sans mobile explicite autre que sa présence, par un tir attribué à la milice Bassidji, constituée d'hommes armés en civil et destinée à la répression intérieure. Une vidéo amateur non datée des derniers instants de la vie de Neda fut alors mise en ligne sur Facebook et YouTube , et se diffusa rapidement sur Internet. Les vidéos étaient accompagnées de ces lignes, par la suite attribués au docteur Arash Hejazi (un témoin contre lequel les autorités iraniennes ont lancé, le 1 juillet 2009, un mandat d'arrêt international ), décrivant les circonstances de la mort :

"À 19 h 05 le 20 juin, sur l'avenue Karegar, au carrefour entre les rues Khosravi et Salehi. Une jeune femme qui marchait au côté de son père et regardait la manifestation fut tuée, apparemment par un membre Bassidji caché sur le toit d'une maison. Il avait une vue dégagée et ne pouvait pas la manquer. Cependant, il visa directement au cœur. Je suis docteur et je me suis précipité pour essayer de la sauver. Mais l'impact de la balle était si intense que la balle avait explosé dans sa poitrine, et elle mourut en moins de deux minutes. Les manifestations étaient à environ un kilomètre dans une rue voisine et une partie de la foule courait en direction de la rue Salehi, à cause des gaz envoyés contre eux. La vidéo a été enregistrée par un ami qui était à mes côtés. Je vous en prie, faites en sorte que le monde le sache."

.

(....)

Un jour, nous retrouverons nos pigeons.
Et la gentillesse prendra par la main la beauté.
Le jour où le plus humble des hymnes sera un baiser.
Et chaque être, un frère pour chaque être.
Le jour où les gens ne fermeront plus les portes de leurs maisons.
La serrure sera une légende, et pour vivre : le cœur suffisant
Le jour où chaque parole signifiera aimer,
Afin que tu ne cherches plus le mot dernier.
Le jour où la musique de chaque parole sera la vie.
Pour que je ne saigne plus à chercher
La dernière rime au dernier poème.
Le jour où sur chaque lèvre il y aura une mélodie.
Pour que le plus humble hymne soit un baiser.
Le jour où tu viendras
Où tu viendras pour toujours.
Et la gentillesse sera confondue avec la beauté.
Le jour où nous parsèmerons des grains pour nos pigeons
Et j'attends ce jour.
Même si ce jour-là,
Je ne serai plus ...

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AHMAD  SHAMLOU

Posté par emmila à 22:40 - " Colères..." - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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COEUR FONDATEUR

Tes mains sont fluides et je te suis rivière

A la patère du ciel

Une mouette accroche son cri blanc

La mer relève un peu la tête

Ce bord de sable est-il un bord du temps ?

Je ne sais plus ce qui est vieux ce qui est vert

Ni ce qui nous attend

Le soir se lève

Enfance

Oiseau couleur lumière de mer

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GABRIELLE  ALTHEN

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eau_bleue_mer

Posté par emmila à 19:34 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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MIES DE PIERRE

Août rouge en robe de papillons et de pierres ferrugineuses,

Secouant sa chevelure électrique de châtaigners et de fayards,

Déployant ses élytres de ronces,

Nous porte sur son dos et boit le temps.

Exsudation de quartz dans la torsion des schistes.

Plissements torrides de grès et de marnes lie de vin.

Concrétion de lumière sur les lèvres.

Salive de mémoire, cigales.

Nous sortons de leurs gousses le grenat, l'andésite rose,

Le mica noir, pour les semer dans les bouches.

Le torrent a goût d'azur macéré en terre.

Nuages, moelles de l'âme.

Couchés dans les genets, nous mangeons la pulpe

Du soleil et réparons les ailes des mots.

Nous parlons bas à l'oreille du ciel

Et des pétales d'enfance tombent de la langue.

Dans la bergerie en pierres de taille suspendue aux oiseaux,

La lune pond des oeufs de rires,

Que des chercheurs de contes ramasseront avec des chapeaux de neige.

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MICHELE  FINCK

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Posté par emmila à 19:29 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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