vendredi 3 juillet 2009

LE REVOLVER A CHEVEUX BLANCS...Extrait

On vient de mourir mais je suis vivant et cependant je n’ai plus d’âme. Je n’ai plus qu’un corps transparent à l’intérieur duquel des colombes transparentes se jettent sur un poignard transparent tenu par une main transparente. Je vois l’effort dans toute sa beauté, l’effort réel qui ne se chiffre par rien, peu avant la disparition de la dernière étoile. Le corps que j’habite comme une hutte et à forfait déteste l’âme que j’avais et qui surnage au loin. C’est l’heure d’en finir avec cette fameuse dualité qu’on m’a tant reprochée. Fini... [Lire la suite]
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vendredi 3 juillet 2009

LA VIE EN DANSANT...Extrait

Tout est départ.Du mouvement il n’y a pas à démordre.Du mouvement dans l’azur ou l’asphalte, les volcans ou les glaces.Le moindre geste a semé des étoiles sur la terre.Qui ne sent la cavalcade, le carnaval, la migration des corps et des pierres ?Le moindre écart a jeté des outrages au ciel.Qui n’accueille les cahots, les blasphèmes, les caresses et les traces ?Le moindre pas a levé d’autres horizons.Qui ne vit d’alertes, de temps anéantis, de souffles brûlants et d’ombres ?Tout est dépense.Tout est désert.Au grand miroir de nos mains... [Lire la suite]
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vendredi 3 juillet 2009

CHANTS DE LA BALANDRANE...Extrait

Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux. Un moment nous serons l’équipage de cette flotte composée d’unités rétives, et le temps d’un grain, son amiral. Puis le large la reprendra, nous laissant à nos torrents limoneux et à nos barbelés givrés..RENE  CHAR.
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vendredi 3 juillet 2009

LE POEME PALESTINIEN...Extrait

Il ne reste que le sableNi les arbres n’étendent leur ombre sur les dormeurs,Ni le vent ne s’assouplit lorsqu’une femme le touche,Ni nos âmes ne nous suffisent…Nous sommes sortis de l’enfance comme des papillonsNous avons brûlé autour du feu de la première femmeEt avec sa sagesse la cendre nous a rendus malheureuxNous étions pressésAlors nous n’avons pas tété le lait des mèresNous n’avons pas reniflé l’odeur des pères Et le ciel ne nous a pas parlé, comme nos parents le souhaitaient Nous étions pressésNous sommes nésNous avons... [Lire la suite]
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