On se soumet aux riches, aux dieux, aux horaires.
Pourquoi pas aux pierres, aux nuages et au temps ?
On se soumet aux ordres, aux drapeaux, aux slogans.
Pourquoi pas aux mots, au rêve, au hasard,
aux pauvres, aux parias, aux enfants ?
Pourquoi aux pluies, au soleil et au vent ?
On se soumet aux trusts, aux banquiers, aux notables.
Pourquoi aux morts, aux lézards et aux tables bancales ?
On se soumet aux cons et aux bulletins de nouvelles.
Je me soumets à la révolte et à l'insoumission.

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JEAN-MARC  LA FRENIERE

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insoumis