samedi 18 juillet 2009

LE POETE

Je prendrai dans ma main gaucheUne poignée de merEt dans ma main droiteUne poignée de terre,Puis je joindrai mes deux mainsComme pour une prièreEt de cette poignée de boueJe lancerai dans le cielUne planète nouvelleVêtue de quatre saisonsEt pourvue de gravitéPour retenir la maisonQue j'y rêve d'habiter.Une ville. Un réverbère.Un lac. Un poisson rouge.Un arbre et à peineUn oiseau.Car une telle planèteNe tournera que le tempsDe donner à l'UniversLa pesanteur d'un instant. . GILLES  VIGNEAULT .
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vendredi 17 juillet 2009

URBANITUDE

N'y voyez pas de sensiblerie, de ces obsessions " d'écolos "en mal d'être et de vivre, encore moins de ces états d'âmes qui accompagnent dans les salons quelques destins aisées aux teintes roses et chatoyantes, de satin et de mousseline. Je ne suis pas littérature et encore moins redresseur de torts, je ne prétends pas refaire le monde ni  m'accorder la responsabilité de ce jugement dernier, de justicier planétaire!Mais convenez, que ce qui nous arrive touche au ridicule, au non-sens, à la déraison... [Lire la suite]
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jeudi 16 juillet 2009

APRENDIENDO

Después de un tiempo, uno aprende la sutil diferencia entre sostener una mano y encadenar un alma, y uno aprende que el amor no significa acostarse y una compañía no significa seguridad, y uno empieza a aprender... Que los besos no son contratos y los regalos no son promesas, y uno empieza a aceptar sus derrotas con la cabeza alta y los ojos abiertos, y uno aprende a construir todos sus caminos en el hoy, porque el terreno de mañana es demasiado inseguro para planes... y los futuros tienen una forma de caerse en la mitad. Y después de... [Lire la suite]
jeudi 16 juillet 2009

NOUS SORTIRONS

Nous sortirons. Nous l’avons dit : Nous sortirons.Nous vous l’avons dit :Nous sortirons un peu de nous-mêmes.Nous sortirons de nous-mêmesVers une marge blanche, méditer le sens de l’entrée et de la sortie.Nous sortirons d’ici peu.Notre père qui était en nous est rentré chez sa mère, le Verbe.Nous avons dit :Nous sortirons.Étrennez une foulée en d’un sang qui a débordé de nous Et inondé vos canons.Arrêtez, cinq minutes, ces avions en piqué.Interrompez, trois minutes encore, le bombardement par terre et par mer,Que sortent... [Lire la suite]
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jeudi 16 juillet 2009

LA VITESSE FOUDROYANTE DU PASSE

Il y a quelques minutes, je suis sorti sur le pontonde la maison. De là je pouvais voir et entendre l'eau,et tout ce qui m'est arrivé pendant toutes ces années.L'air était chaud et immobile. C'était marée basse.Aucun oiseau ne chantait. Comme je m'appuyais à la balustrade,une toile d'araignée a touché mon front.Elle s'est prise dans mes cheveux. Personne ne pourra me reprocher d'être         alors rentré. Il n'y avait pas de vent. La merétait d'huile. J'ai suspendu la toile d'araignée à l'abat-jour.Où je... [Lire la suite]
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jeudi 16 juillet 2009

L'ENFANCE ETAIT DU PAIN CHAUD

Plus ancien est le métier de ces brasque le premier testament.Plus coule la sueur, plus s'exprime la saveur,telle est l'humanité du pain, sueur de nuit.Et l'odeur, impossible à décrire,miel en ébullition sur une farine lointaine,et du four sortent les frêles vicomtesarqués entre langue et palais.Tels sont les matins joyeux du boulanger..ZOE  VALDES..
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jeudi 16 juillet 2009

LA NUIT QUI DEBORDE DU CORPS

Jasmin sur les nuits de juillet. ChansonPour deux étrangers qui se rencontrent surune rue qui ne mène nulle partQui suis-je après ces deux yeux en amande?Dit l'étrangerQui suis-je après ton exil en moi? Dit l'étrangèrePrenons garde alors, à ne pas remuer le seldes mers anciennes,Dans un corps qui se souvientElle lui restituait son corps chaudEt il lui restituait son corps chaudAinsi les deux amants étrangers laissent leurs amours en désordreComme ils abandonnent leurs sous-vêtementsentre les fleurs des draps- Si tu es vraiment mon... [Lire la suite]
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mercredi 15 juillet 2009

L'OPERATION D'AMOUR...Extrait 2

(...) Et parmi oisillons et sifflements dans la partie supérieure de la pensée ou la tête et rumeursen la tête comme une mer ou plaintes ou vents ou mouvements soleils qui s'entrechoquent s'éteignent brûlent ou puissancescomme milliers de bêtes piétinantles faubourgs de l'âme c'est-à-dire souffrantles plus terribles peines même ainsi entière en sa quiétude apparaît l'âme ou le désir la clarté non touchéepar la peine le mépris la misère la douleur ou la vilenie alors c'est... [Lire la suite]
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mercredi 15 juillet 2009

L'OPERATION D'AMOUR...Extrait

"on a pris un homme et on a dit    qu'il soit chassé de toi mais sans mourir on a    levé le coeur de cet homme on l'a jeté    contre le monde ou la douleur        et là il a brûlé un moment    s'est éteint n'a pas ressuscité comme un petit chien     il n'a pas remué la queue après    son combat contre la nuit ni n'a levé le visage         ni dit adieu ni été vert     ni rien écrit dans l'air ... [Lire la suite]
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mercredi 15 juillet 2009

NERUDA

"Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette". . PABLO  NERUDA .
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