Ainsi que des faucons s’accouplant en plein vol,

arrimés à l’amour,

quelques fois à la haine

Perdus dans les hauteurs

et refusant d’un geste vaste

la pesanteur et ses limites

Ainsi que des rêveurs en quête de réel,

explorateurs d’espace

et de franchissement

dans tous les lieux du dire,

par le rythme et le souffle

Passagers clandestins,

cachant nos désirs d’absolu par peur des dieux jaloux

nous errons et planons

ballotés d’amours en refus

d’espoirs fugaces en douleurs provisoires

cherchant des points d’ancrage

dans les sables mouvants

Ainsi que de grands fauves

En manque de tendresse

.

COLETTE  GIBELIN

.

OEIL2

Oeil de faucon