Bruits de soi à soi répercutés

Débris de la vie à la vie rendus

Est-ce racines, parasites

Est-ce conspiration, invitation

La turbulence incessante des souvenirs

Assiégé

L’homme ne peut que suivre

La voie royale, aérienne des grands arbres

Et si son souffle en chemin

Remanie les odeurs du passé

Le déplaisir dénudé, enivré par le voyage

Produira peut-être des fruits

Mais si fous si pourpres si charnus

Qu’il n’est main capable de les cueillir

Qu’il n’est gosier capable de les engloutir

Sans retourner la terre, les pierres, l’air

Sans tomber à genoux, blessé par l’éclat des étoiles

L’homme connaît-il l’insolence des mots

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JEAN  METELLUS

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Oeuvre  Turner