jeudi 29 octobre 2009
L'HOMME RAPAILLE ...Extrait
Ce que la mer chante à des milles d’ici
la force de ton ventre, le besoin absolu
de m’ériger en toi
voici que mes bras de mâle amour s’ébranlent
pour les confondre en une seule étendue
ce que la terre dans l’alchimie de ses règnes
abandonne et transmue en noueuses genèses
de même je l’accomplis en homme concret
dans l’arborescence de l’espèce humaine
et le destin qui me lie à toi et aux nôtres
j’étais mort avant de te connaître
ma vie n’aurait jamais été que fil rompu
pour la mémoire et pour la trace
je n’aurais jamais rien su de mon corps d’après la mort
ni des grands fonds de la durée
rien de la tendresse au long cours de tes gestes
cette vie notre éternité qui traverse la mort
et je n’en finis pas d’écouter les mondes
au long de tes hanches…
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GASTON MIRON
FERNANDO PESSOA
L'art nous délivre de façon illusoire, de cette chose sordide qu'est le fait d'exister...
En art, il n'y a pas de désillusion, car l'illusion s'est vue admise dès le début.
Le plaisir que l'art nous offre ne nous appartient pas, à proprement parler :
nous n'avons donc à le payer ni par des souffrances, ni par des remords...
Par le mot art, il faut entendre tout ce qui est cause de plaisir sans pour autant nous appartenir : la trace d'un passage, le sourire offert à quelqu'un d'autre, le soleil couchant, le poème, l'univers objectif.
Posséder c'est perdre.
Sentir sans posséder, c'est conserver, parce que c'est extraire de chaque chose son essence.
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FERNANDO PESSOA
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Oeuvre Zao Wou-Ki







