EMMILA GITANA

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

vendredi 6 novembre 2009

LA MARCHE A L'AMOUR....Extrait

Ta lumière n'a pas fini de m'atteindre
ce jour-là, ma nouvellement oubliée
je reprendrai haut bord et destin de poursuivre
en une femme aimée pour elle à cause de toi
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GASTON  MIRON

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femme

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CARNAC...Extrait

Mer au bord du néant,
Qui se mêle au néant,

Pour mieux savoir le ciel,
Les plages, les rochers,

Pour mieux les recevoir.




Femme vêtue de peau
Qui façonnes nos mains,

Sans la mer dans tes yeux,
Sans ce goût de la mer que nous prenons en toi,

Tu n’excéderais pas
Le volume des chambres.



La mer comme un néant
Qui se voudrait la mer,

Qui voudrait se donner
Des attributs terrestres

Et la force qu’elle a
Par référence au vent.




J’ai joué sur la pierre
De mes regards et de mes doigts

Et mêlées à la mer,
S’en allant sur la mer,
Revenant par la mer,

J’ai cru à des réponses de la pierre.




Ils ne sont pas tous dans la mer,
Au bord de la mer,
Les rochers.

Mais ceux qui sont au loin,
Égarés dans les terres,

Ont un ennui plus bas,
Presque au bord de l’aveu.




Ne te fie pas au goémon: la mer
Y a cherché refuge contre toi,
Consistance et figure.

Pourrait s’y dérouler
Ce qu’enroula la mer.

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EUGENE  GUILLEVIC

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Pinarredu_b

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L'HOMME RAPAILLE ...Extrait

Jamais je n'ai fermé les yeux
malgré les vertiges sucrés des euphories
même quand mes yeux sentaient le roussi
ou en butte aux rafales montantes des chagrins
Car je trempe jusqu'à la moelle des os
jusqu'aux états d'osmose incandescents
dans la plus noire transparence de nos sommeils
Tapi au fond de moi tel le fin renard
alors je me résorbe en jeux, je mime et parade
ma vérité, le mal d'amour, et douleurs et joies
Et je m'écris sous la loi d'émeute
je veux saigner sur vous par toute l'affection
j'écris, j'écris, à faire un fou de moi
à me faire le fou du roi de chacun
volontaire aux enchères de la dérision
mon rire en volées de grelots par vos têtes
en chavirées de pluie dans vos jambes
Mais je ne peux me déprendre du conglomérat
je suis le rouge-gorge de la forge
le mégot de survie, l'homme agonique
Un jour de grande détresse à son comble
je franchirai les tonnerres des désespoirs
je déposerai ma tête exsangue sur un meuble
ma tête grenade et déflagration
sans plus de vue je continuerai, j'irai
vers ma mort peuplée de rumeurs et d'éboulis
je retrouverai ma nue propriété

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GASTON  MIRON

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LA PART MANQUANTE...Extrait

"Il y a toujours une chose qu'on ne jette dans aucun cas. Ce n'est pas nécessairement une chose. Ce peut-être une lumière, une attente, un seul nom. Ce peut être une tache sur un mur, un arbre à la fenêtre ou même une heure particulière du jour. C'est une chose dont on s'éprend sans raison, sans besoin. C'est une fidélité silencieuse à ce qui passe et demeure. C'est un amour taciturne, immobile : il se dépose au fond de l'âme comme au fond d'un creuset. Il y laisse un rien de lumière, une poussière de ciel bleu."

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CHRISTIAN  BOBIN

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petitefille

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