dimanche 6 décembre 2009

ETOILE SECRETE...Extrait

S'il avait mis sa complaisance en cette heure de la puberté du monde,Il aimait la gloire écrasante de midi.Le port enseveli haletait dans les flammes,Les bouches de l'enfer vomissaient la poussière,Tourbillons suspendus et danseurs sur l'eau morte...Il s'en allait le long des quaisAu flanc des cargos dormants sur les eaux couleur d'herbe pâle,Très doucement porté par une brise intérieure,Sur ce rythme étranger du pas des somnambules.Il se chantait le nom des ports et des compagnies maritimes,Mais il réservait sa ferveur aux... [Lire la suite]

dimanche 6 décembre 2009

LA HUITIEME ECORCE...Extrait

nous étions là avant l’histoire toi qui t’étends sur l’arbre comme texte de mémoire tatouage de prières sur rumeurs du jadis moi enlisé dans tous mes noms qui me creuse en bas dans la chair les larmes sont souffles quand la terre se tourne nous nous guettons chacun dans ses insomnies nous épions le commencement de l’autre   la bouche d’où sort la nuit nous dénonce nous pousse à faire amitié comme fougères à devenir lien pour la complicité des tueurs d’oubli tes conquêtes montent haut au-delà du bruit toi la huitième... [Lire la suite]
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dimanche 6 décembre 2009

FRAGMENTS...Extrait

Il faut amener l’amour à la pensée. Les séparer, c’est les amputer. Un amour qui ne pense pas profondément ce qu’il aime est une monstruosité. Une pensée qui n’aime pas profondément ce qu’elle pense, n’est pas une pensée suffisante. Là, de plus, se joue le sort de la poésie qui, sans cette conjonction, est privée d’existence. . ROBERTO JUARROZ .
Posté par emmila à 17:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 6 décembre 2009

LA TERRE VAINE...Extrait

Quelles racines s’agrippent, quelles branches croissent Parmi ces rocailleux débris ? O fils de l’homme ; Tu ne peux le dire ni le deviner, ne connaissant Qu’un amas d’images brisées sur lesquelles frappe le soleil : L’arbre mort n’offre aucun abri, la sauterelle aucun répit, La roche sèche aucun bruit d’eau. Point d’ombre Si ce n’est là, dessous ce rocher rouge (viens t’abriter à l’ombre de ce rocher rouge) Et je te montrerai quelque chose qui n’est Ni ton ombre au matin marchant derrière toi, Ni ton... [Lire la suite]