Au soleil conquérant
Au jour impassible
À la nuit silencieuse
Ne le proclame pas

Ce que tu dis, ô toi, fille de l'avenir
Aux arbres quand vient l'automne
Aux oiseaux au cœur de l'hiver
À l'homme lorsque son front se dégarnit
À la nature dans l'œil du cyclone
Au Créateur quand l'homme maudit son nom
Ne l'annonce à personne

Ce que tu dis, ô toi, fleur invisible
À nos songes aériens
À nos vœux immatériels
À notre amour impalpable
À tous nos sentiments sans corps
À nos joies et à nos tristesses
Figeant fugitivement les heures insouciantes
Ne le confie qu'au vent
.

JEAN  METELLUS

.

medium_alphonce_panier_sur_la_tete__500_6