Un nid tombe en poussière entraînant dans sa chute

la Grande Muraille de Chine tout entière

De son côté la mer fait des corbeaux boiteux

Vous avez dit pétrel ? Vous avez dit pétrole ?

Il n'y a pas que les oiseaux

et les érables qu'on opère à coeur ouvert en pure

perte

De sources bien informées nos rivières vont mourir

La pluie affame les chevaux  La terre nous quitte

S'en va tournant vers quelque soleil froid

Et moi je vais dans l'autre sens   conduit par une

rumeur de racines

par des odeurs de pommes mûres   de lait bourru  de

feu de bois

vers l'amont   l'enfance de l'art    la désuétude

une maison qui n'est qu'un seuil où tu m'attends

Ma belle au dormant de la porte

Je n'ai de demeure qu'en toi .

.

.

.

 

SERGE  WELLENS

.

.

.

Les_racines