mardi 23 février 2010

MESSAGE DE L'ORIENT...Extrait

   Le soleil est dans mon sein, les étoiles sont dans les plis de mes vêtements. Si tu me contemples, je ne suis rien. Si tu regardes en toi, je suis toi-même. Dans la ville et la campagne, dans le palais et la cabane, je suis la douleur et ce qui l’apaise, je suis la joie infinie. Je suis l’épée qui déchire l’univers, je suis la source de la vie. Les Gengis-Khan et les Tamerlan ne sont qu’une poignée de ma poussière. Le tumulte de l’Europe n’est comparable qu’au moindre de mes échos. L’homme et son... [Lire la suite]
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mardi 23 février 2010

LE REVOLVER A CHEVEUX BLANCS...Extrait

On vient de mourir mais je suis vivant et cependant je n’ai plus d’âme. Je n’ai plus qu’un corps transparent à l’intérieur duquel des colombes transparentes se jettent sur un poignard transparent tenu par une main transparente. Je vois l’effort dans toute sa beauté, l’effort réel qui ne se chiffre par rien, peu avant la disparition de la dernière étoile. Le corps que j’habite comme une hutte et à forfait déteste l’âme que j’avais et qui surnage au loin. C’est l’heure d’en finir avec cette fameuse dualité qu’on m’a tant... [Lire la suite]
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mardi 23 février 2010

PESSOA...

J’ai tant de sentiment Que je me persuade fréquemment Que je suis un sentimental. Pourtant je reconnais, quand je me considère, Que tout cela est une affaire de pensée, Et qu’au bout du compte je n’ai en rien senti. Nous avons, nous tous qui vivons, D’une part une vie vécue Et de l’autre une vie pensée: L’unique vie que nous ayons Est celle qui est partagée Entre l’authentique et la fausse.   Mais des deux vies, laquelle est authentique, Laquelle est fausse, il n’y a personne au monde Capable de nous l’expliquer;... [Lire la suite]
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lundi 22 février 2010

LA NUIT REMUE...Extrait

Celui qui n’accepte pas ce monde n’y bâtit pas de maison. S’il a froid, c’est sans avoir froid. Il a chaud sans chaleur. S’il abat des bouleaux, c’est comme s’il n’abattait rien. Mais les bouleaux sont là par terre et il reçoit l’argent convenu, ou bien il ne reçoit que des coups. Il reçoit les coups comme un don sans signification et il repart sans s’étonner. Il boit l’eau sans avoir soif. Il s’enfonce dans le roc sans se trouver mal. La jambe cassée, sous un camion, il garde son air habituel et songe à la paix, à la paix, à la paix... [Lire la suite]
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lundi 22 février 2010

VISITATION

ô houle annon­cia­trice sans nom­bre sans pous­sière de     toute parole vineuse   houle et ma poi­trine salée des anses des anciens jours     et la jeune cou­leur   ten­dre aux seins du ciel et des fem­mes élec­tri­ques     de quels dia­mants   for­ces érup­ti­ves tra­cez vos orbes   com­mu­ni­ca­tions télé­pa­thi­ques repre­nez à tra­vers la     ma­tière réfrac­taire   mes­sa­ges d’amour éga­rés aux qua­tre coins du monde     re­ve­nez-nous... [Lire la suite]
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lundi 22 février 2010

ORLANDO

au Mozam­bi­queOr­lando, aux yeux bien trop vides, au fusil bien trop grand, je l’ai ren­con­tré là-bas, à Maputo. Il avait plu­sieurs bal­les dans le dos. Il s’était mis à cou­rir pour qu’on le tue par bal­les…    Je me sou­viens de l’hôpi­tal de Maputo. D’autres enfants gisaient, taillés à l’arme blan­che…    Et comme je deman­dais à Orlando ce qu’il ferait plus tard quand il serait guéri, il me dit sans me regar­der :    «Quand je serai grand, je vou­drais deve­nir un enfant…» . TRISTAN  CABRAL ... [Lire la suite]
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lundi 22 février 2010

OLA

Hacia la arena tibia se deslizala flor de las espumas fugitivas,y en su cristal navega el aire herido,imperceptible, desplomado, oscurocomo paloma que de pronto niegade su mármol idéntico el estíoo el miedo que en silencios se apresuray sólo huella fuese de un viraje,melancólica niebla que al oídodejara su tranquilo desaliento.mas el aire es quien fragua, sosegado,la caricia sombría, el beso amargoque al fin fatigará el oculto aromade la arena doliente, deseosa,ávida, estéril sombra pensativa,cuerpo anegado en un cansancio... [Lire la suite]
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lundi 22 février 2010

IVAN KUPALA - Galya

Ornamental painting by an original Ukrainian folk artist Maria Primachenko.
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lundi 22 février 2010

L'ARBRE-SEUL...Extrait

Il avait tatoué sur son coeur               le nom intraduisible               d'une femme de néant : Nada Nada, ma nuit de rien               Nada, mon ombre fauve               Nada, pour le rire et le non Il psalmodiait avec ivresse               ce mantra de carbonne        ... [Lire la suite]
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lundi 22 février 2010

UNE AUTRE ALTITUDE...Extrait

Là-haut, tu es. Là-haut quoiqu'il advienne,           femme-soleil d'un miracle à jamais           que rien ne sépare de la pure lumière           ni du souffle ascendant de notre amour promis         à une autre altitude. Tu es là, hors d'atteinte,           hors du monde où meurent les âmes et les corps.           Tu danses sur l'horizon que je porte en moi... [Lire la suite]
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