vendredi 19 mars 2010

J'ARRIVE OU JE SUIS ETRANGER

Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre comme le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger Un jour tu passes la frontière D'où viens-tu mais où vas-tu donc Demain qu'importe et qu'importe hier Le cœur change avec le chardon Tout est sans rime ni pardon Passe ton doigt là sur ta tempe Touche l'enfance de tes yeux Mieux vaut laisser basses les lampes La nuit plus longtemps nous va mieux C'est le grand jour qui se fait vieux Les arbres sont beaux en automne Mais l'enfant... [Lire la suite]
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vendredi 19 mars 2010

INSCRIPTION

  Toi qui vivras plus loin que moi  Sois fidèle au soleil. Il est sous terre  Des printemps à naître qui t'épient  Et te supplient.   Garde l'eau pure et le regard heureux.  Responsable un instant de la totalité de la terre  A toi de changer l'épaule de l'aurore rêvée.   .     JEAN  MALRIEU   .   .   Oeuvre  Odilon  Redon  
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vendredi 19 mars 2010

CONCERT DANS LE JARDIN

Il a plu L'heure est un oeil immense En elle nous marchons comme des reflets le fleuve de la musique entre dans mon sang. Si je dis : corps il répond : vent. Si je dis : terre, il répond : où ? S'ouvre, fleur double, le monde : tristesse d'être venu, joie d'être ici. Je marche perdu en mon propre centre.OCTAVIO  PAZ. Oeuvre Didier  Delamonica
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vendredi 19 mars 2010

LES LOYAUX ADVERSAIRES...Extrait

Redonne-leur ce qui n'est plus présent en eux,  Ils reverront le grain de la moisson s'enfermer dans l'épi et s'agiter sur l'herbe.  Apprenez-leur, de la chute à l'essor, les douze mois de leur visage,  Ils chériront le vide de leur coeur jusqu'au désir suivant;  Car rien ne fait naufrage ou ne se plaît aux cendres ;  Et qui sait voir la terre aboutir à des fruits,  Point ne l'émeut l'échec quoiqu'il ait tout perdu. . RENE  CHAR .   ... [Lire la suite]
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vendredi 19 mars 2010

VENUS CALLIPYGE

Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant,N'enlève à vos attraits ce volume étonnant.Au temps où les faux culs sont la majorité,Gloire à celui qui dit toute la vérité!Votre dos perd son nom avec si bonne grâce,Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison.Que ne suis-je, madame, un poète de race,Pour dire à sa louange un immortel blason.En le voyant passer, j'en eus la chair de poule,Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voueUn culte véritable et, quand je perds aux boules,En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous.Pour... [Lire la suite]
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vendredi 19 mars 2010

ADAGIO...Extrait

  Il y a de ceci bien longtemps. Plus de mille ans. On devait être en juin. En plein champ, à trois lieues de la plus proche maison, au pays des insectes et des fleurs. Un après-midi.    Il faisait soleil tout le long du ruisseau, car un ruisseau passait par là. Sur les deux rives, des criquets cachés dans le trèfle s'injuriaient à pleine tête, comme des gamins qui se disent des noms.    Pas de travaillants autour avec leurs chevaux et leurs pelles. Personne. La terre inventait la moisson, toute seule,... [Lire la suite]
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