mercredi 31 mars 2010

LA VIE IMMEDIATE...Extrait

Au terme d'un long voyage, je revois toujours ce corridor, cette taupe, cette ombre chaude à qui l'écume de mer prescrit des courants d'air purs comme de tout petits enfants, je revois toujours la chambre où je venais rompre avec toi le pain de nos désirs, je revois toujours ta pâleur dévêtue qui, le matin, fait corps avec les étoiles qui disparaissent. Je sais que je vais encore fermer les yeux pour retrouver les couleurs et les formes conventionnelles qui me permettent de t'aborder. Quand je les rouvrirai, ce sera pour... [Lire la suite]
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mardi 30 mars 2010

ALAIN SUIED

D'un autre monde recevons-nousles signes indéchiffrables et la mortn'est-elle qu'un code inconnu?Ombres, je connais votre pays.Je parle votre langue étrangère,enfant, j'ai dû ramener à l'épauleun frère, une femme capturéequi m'en veulent peut-êtreet réclament votre royaume oublié.D'un autre monde et pourtant familièresles ombres ont la teneur des rêveset le grain des peaux ressouvenues.Ombres, je connais votre pays,j'ai dû parler votre langue perdue.J'ai partagé le pain de l'étoileéquarrie. .ALAIN  SUIED.
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mardi 30 mars 2010

A L'INSU DU SOUVENIR....Extrait

Etranger prends le temps d'aimer l'arbre accoude-toi à terre un cavalier t'apportera de l'eau, du pain, et des olives amères c'est le goût de la terre et des semences de la mémoire c'est l'écorce du pays et la fin de la légende ces hommes qui passent n'ont pas de terre et ces femmes usées attendent leur part d'eau. Etranger, laisse la main dans la terre pourpre ici il n'est de solitude que dans la pierre. . TAHAR  BEN  JELLOUN .
mardi 30 mars 2010

GESTE DU SCRIBE...Extrait

Ewa égale six, alpha égale un, eha égale cinq. Ceci est la formule de la bombe à retardement de nos regards, nos regards ponceurs de vos soleils. Et déjà les fronts de vos satellites sont scalpés et cent champignons du tartre de notre salive continuent leur œuvre dans la cervelle et les moelles nues de vos espions et de vos ordinateurs… Le vieux vautour, gardien des campements abandonnés, ne disait-il pas : – Attachez la terre à la cheville du vent, liez la terre par le fouet de vos langues, liez le serpent terre, et mettez l’unité... [Lire la suite]
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mardi 30 mars 2010

RENE CHAR

Dure, afin de pouvoir encore mieux aimer un jour ce que tes mains d'autrefois n'avaient fait qu'effleurer sous l'olivier trop jeune..RENE  CHAR .
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mardi 30 mars 2010

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

"Mon coeur, je pense qu'on devrait partir maintenant Le temps est devant nous, il s'attardera pour nous prendre c'est comme si la terre était devenue trop étroite pour nous deux et qu'il fallait partir je ne sais où mais là nous serons seuls, une seule poignée de poudre ensemble" . .. . CLAUDE  ESTEBAN . . . Oeuvre  ?
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vendredi 26 mars 2010

MORT D'UN ARBRE...Extrait

        Alité sur la mousse et la ruine des fleurs,     Tenant, ainsi qu'un dieu, immobile et grondante     Sa tête, il aura beau cracher loin de son coeur     Son désespoir d'aimer les nues indifférentes,     La vanité des eaux et les plaines stagnantes,     Il aura beau crier qu'il aidait au bonheur     Des herbes, des rochers, des printemps et des chantres,     Qu'à l'aube il s'élançait sans attendre son heure     Et... [Lire la suite]
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vendredi 26 mars 2010

EL AGUA ENSIMISMADA

Para Edison SimonsEl agua ensimismadapiensa o sueña?El árbol que se inclina buscando sus raíces,el horizonte,ese fuego intocado,¿se piensan o se sueñan?El mármol fue ave alguna vez;el oro, llama;el cristal, aire o lágrima.¿Lloran su perdido aliento?¿Acaso son memoria de sí mismosy detenidos se contemplan ya para siempre?Si tú te miras, ¿qué queda? .. .MARIA  ZAMBANO . . .
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jeudi 25 mars 2010

ISSE PARULLE ANCU A DI

Ti aghju da dì una fun­tana chjara appesa à lu me sguardu aprile ci si ghjoca cù i canti di l’acqua u pul­lone si incanta di tanta forza nova Ti aghju da dì e centu fole ardite ch’ella sumena l’ombra quandu agostu infreb­batu si avvampa in li so sciali per l’omu insi­schitu à l’orlu di e stonde Ti aghju da dì a cen­nera di inguernu si piatta in le so brame è u core ammat­tatu allenta i so slanci dumane venerà u fiore à l’aman­dulu Ti aghju da dì un isu­lottu postu in un ciottu di l’onda accerta pianu pianu a forma di e... [Lire la suite]
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jeudi 25 mars 2010

QUAND L'OBEISSANCE EST DEVENUE IMPOSSIBLE...Extrait

(...)Le mensonge. Cette époque y aura excellé, entraînant avec elle     la confusion, la toute puissance des idéologies,     leur faillite apparente     (car tout finit par se savoir)     et leur cynisme triomphant. Les dégâts sont énormes qui font le lit de la violence     de classe autant qu’individuelle     et de toutes les violences d’état. Et on tire maintenant sur tout ce qui bouge     autrement. Et tous ceux pour qui vivre n’est pas... [Lire la suite]
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