Walt Whitman
parlant du « terrible doute des apparences »
pensait-il à ce que nous devenons
une fois venu le temps
de l’éloignement du temps ?
   
Ces silhouettes qui marchaient
un hiver en plein vent
sur une digue de la mer
ou ces formes qui attendaient
assises sur les marches
que la lune se cache
une nuit américaine
je les revois encore.
   
Mais le temps a passé
de l’autre côté de vous
et des pages ont tourné
laissant dans des poèmes
des apparences poursuivre leur chemin.
   
Les mots – je sais –
qui sont des apparences aussi
quand j’écris aujourd’hui que
« nous ne sommes plus nous ».
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FRANCOIS DE CORNIERE

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