« Alors au pied d’un arbre pareil à un monde dont les feuilles
déployées sur l’écran du ciel frémissaient comme des ailes
nous vîmes la terre ouverte en sept endroits
laisser sourdre en une effusion continue une source
d’eau filtrée dont le flot amoureux était caresse humide
et qui dans la fluidité mélancolique de son rythme
murmurait un langage tout de notes liquides
auquel nous ne pouvions donner de traduction humaine
paisible et grave était ce sourire né de la terre maternelle
chaque goutte tremblante recelait d’infinis océans
la douceur de l’eau rêvait dans nos yeux »
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AMINA  SAÏD

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A_fiumara_sacra