Ni l’appelant n’appelle, ni l’appelé n’écoute c’est le vent

 Qui converse avec son propre passage.

 Il balance des mots dans le vent

 Non pas pour dire quelque chose mais

 Pour que les mots se désarticulent

 Et disparaissent.

 La langue est dans ses infimes parcelles

La parole est

L’effacement de la voix.
 
Dans l’anéantissement des lettres

Dans le vent

La langue


.



WADIH  SAADEH


.

 

 

desert