jeudi 19 août 2010

CHEVAL FOU ...Extrait

 L'homme cousu de vent et de nuages  celui qui voulait courir les Alizés  celui qui n'ira pas où va le vent,     l'homme qui cachait ses rêves sous tes sourires,   l'homme qui posait son cœur sur tes soupirs,  celui qui voulait te cueillir des étoiles et du lilas à la moisson ne trouva que toi  pour parler de rêves à faire fleurir. . JEAN-MICHEL SANANES . . Œuvre Nasser Ovissi
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jeudi 19 août 2010

CHEVAL FOU...Extrait

J'ai choisi ma folieMa folie est douceA dix lieux de cynismeAu sud d'ironieTrès loin de violenceAu nord de révolteA deux doigts de tendresseDans la région de cœurOn y entre Comme on entre en religionElle est de langue rebelleMa folie est douceElle est poésiePied de nez à la réalitéAu froid réalismeElle est la distanceNécessaire entre le rêve et le quotidienElle est de tendresseEt d'ironie sublimanteOn n'en sort qu'en perdant l'enfance.JEAN-MICHEL SANANES.Œuvre Nasser Ovissi
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mercredi 18 août 2010

SOUS LE SCEAU DU SILENCE...Extrait

    Nous surveillons une présence, une enfance qui persiste. Ni espérance, ni faux-semblants, mais une incroyable volonté d'accueillir ce qui fut, d'inventer ce qui subsiste.        Les paroles, l'imagination prolongent l'allé­gresse provoquée par la perspective d'une colline, par les remous d'une forêt. La nuit même semble radiée ; seule s'impose l'aube après laquelle tout est possible. Aucune attente ne sollicite notre hâte.        Au-dessous de nous, un oiseau s'égare... [Lire la suite]
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mercredi 18 août 2010

COMME MILLE REGARDS

Regarde tous ces gens Ils inquiètent La ville Sans racines ni langues communes Ils submergent les digues Sans crainte de leurs désirs Regarde Ils convergent à bout de rêves Vers des jours espérés Et doucement émergent des ténèbres De mille guerres de mille faims Au-delà des horizons connus Trempés de la boue de leurs naufrages Ils jaillissent de l'oubli Poussés vers le début d'une histoire Ils avancent lentement au-delà du sang Au rythme des exodes Puissants et réguliers comme les récits Écoute Le vent qui porte leurs voix... [Lire la suite]
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mercredi 18 août 2010

LES JARDINS DE MAHMOUD DARWICH

التفاحة : عض الشكل بلا عقوبة المعرفة.الأجاصة : نهد مثالي التكوين لا يزيد عن راحة اليد ولا ينقص.العنب : نداء السكر أن اعتصرني في فمك أو في الجرار.التين : انفراج الشفتين بإصبعين لتلقي المعني الآيروسي دفعة واحدة.التين الشوكي: دفاع العذراء عن كنزها.الكرز: اختصار المسافة بين شهوة العينين وصورة الشفتين.السفرجل: مشاكسة الأنثى للذكر تترك غصّة في حلق الخائب.الرمان : اختباء الياقوت في التورية .-Les pommes : mordre la forme sans le châtiment de la connaissance.-Les poires : un sein d’une configuration idéale, ni plus petit ni plus grand... [Lire la suite]
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mercredi 18 août 2010

GASTON MIRON

  Le monde est noir puis le monde est blanc le monde est blanc puis le monde est noir entre deux chaises deux portes      ou chien et loup un mal de roc diffus rôdant dans la carcasse le monde est froid puis le monde est chaud le monde est chaud puis le monde est froid mémoire sans tain des années tout seul dans sa tête homme flou, cœur chavirant, raison mouvante   Comment faire qu'à côté de soi un homme porte en son regard le bonheur physique de sa terre   et dans sa mémoire le firmament... [Lire la suite]
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mardi 17 août 2010

PICASSO COLOMBE

  “ Il était un homme oiseau Qui cueillit le monde rond L’ouvrit de ses doigts pipeaux L’enfouit dans son œil citron   Puis déshabilla les dieux Les fit danser dans les bois Les croqua de ses dents bleues Les enivra de hautbois   Picasso colombe au laurier Fit Guernica la mort aux cornes Pour que dans un monde sans bornes La nuit ne vienne plus jamais La nuit ne vienne plus jamais   Il était un homme fruit Qui roula dans l’herbe crue Sur une femme pétrie Par un dieu Pan au poil dru   Femme, il fendit... [Lire la suite]
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mardi 17 août 2010

LA MER AU PLUS PRES...Extrait

…Seuls aussi avec l’horizon. Les vagues viennent de l’Est invisible, une à une, patiemment, repartent vers l’Ouest inconnu, une à une. Long cheminement, jamais commencé, jamais achevé… La rivière et le fleuve passent, la mer passe et demeure. C’est ainsi qu’il faudrait aimer, fidèle et fugitif. J’épouse la mer…   …J’ai toujours eu l’impression de vivre en haute mer, menacé, au cœur d’un bonheur royal. .ALBERT  CAMUS.
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mardi 17 août 2010

L'ELOIGNEMENT DU MONDE...Extrait

  “Ce qui est dit n’est jamais entendu tel que c’est dit: une fois que l’on s’est persuadé de cela, on peut aller en paix dans la parole, sans plus aucun soucis d’être bien ou mal entendu, sans plus d’autre souci que de tenir sa parole au plus près de sa vie” .CHRISTIAN BOBIN . Oeuvre Nasser Ovissi
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lundi 16 août 2010

LA POSTERITE DU SOLEIL ....Extrait

“Tout le long du chemin, des mûres sucrées et poussiéreuses. Voyageur, qui reviens de loin, elles n’apaiseront pas ta soif ; le retour est plus aventureux que les départs. Mais la bouche et les mains sanglantes, tu fuiras plus vite devant le soleil, vers l’ombre et le puits. Le premier amour t’attend à la fin des jours.”.ALBERT  CAMUS.
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