lundi 16 août 2010

CAMUS PARLE DE RENE CHAR

“La lumière sèche, dit Héraclite, crée l’âme la plus sage et la meilleure.” Nous sommes au temps des âmes humides. – L’odeur de cave qui monte des villes en ruine menace de nous recouvrir, s’attachant déjà à tout ce que crée l’Europe. Dans la plupart de nos œuvres l’arbre a disparu, la femme a perdu son visage. Toutes les fenêtres sont fermées. Sans notre révolte, ce serait bientôt la nuit solitaire aux yeux aveugles dont parlait Empédocle.  Mais il y a notre révolte. Une grande voix vient de s’élever dont la solitude... [Lire la suite]
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lundi 16 août 2010

ME RENDRE COMPTE

Le ciel est opaque dans cette geôle, mais Ni l’opéra que sifflent ses abîmes Ni les cris derrière le dos de l’étoile Ni cet Empire de profit et d’apparences Rien Rien ne changera mon cap : mon oasis   Qu’elle se repose, ma poitrine lasse de combats Que la distance soit une salve d’ambroisies   De nouveau Paris sera mon peuple, ma patrie et Mon utérus, la houle où je me découvre J’ouvrirai mes yeux gros de poèmes Avec des chérubins je briserai les fers Et, au galop du soleil sur mes os Enfin Je me rendrai compte.  ... [Lire la suite]
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dimanche 15 août 2010

UNE DEFINITION DE LA POESIE...

Sur les grèves où les fleurs marchandent notre sang, sous le marteau des faims originelles, une amande dans l'explosion de sa gangue, délivre les consonnes..MARC PORCU.
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dimanche 15 août 2010

L'AUTRE VISAGE...Extrait

As-tu jamais été épris de toi ? au-delà de toi ?de moins que toi ?On est perdu pour soi avant de l’être pour les autresCelui qu’autrefois en toi tu avais aperçutu ne le trouveras plusUn autre encore t’attendpris dans les rets de la toileou la vérité du bronze . CLAUDE MICHEL CLUNY . Œuvre Magritte
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dimanche 15 août 2010

LA MORT SUR L'EPAULE...Extrait

« Nous sommes périssables comme le rossignol qui mange le ver et fait son chant, nous ne parlons que du fond de notre silence et ne sommes ensemble que des hommes seuls. ».                    ANTONIO BROCARDO A GIORGIONE.  
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dimanche 15 août 2010

ODE A LA ROUE DU FLEUVE

J’ai peut-être vécu là(ou toi – la bouche emplie de narcissesrire blanc et or sous des encres d’orages)Ai-je là dilapidé tant de sièclesà tourner autour de moiroue qu’un fleuve en décrue parfois n’atteint plusOu rêve dispendieux d’un arbrequi ne saurait jamais être,ne se décidant pas…Un peu comme être heureux sans le bonheur. . .. . CLAUDE MICHEL CLUNY Sur le site http://jalelelgharbipoesie.blogspot.com . . .
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samedi 14 août 2010

L'AUTRE RIVE...Extrait

Un point un seul point que tu cherches sans relâche le point de la nuit le point de la vie   un point un seul point ouvert dans le ciel le commencement du commencement le point ardent irrémédiable   grand temps il est grand temps de revenir à ce point   grand temps entre la rouille et la soie de retrouver une brèche toujours plus aiguë   un point pour ponctuer le monde au plus juste au plus chaviré   point-foyer point porteur de tout point d’un retour à tout   pour fuser dans le vrai... [Lire la suite]
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samedi 14 août 2010

LES MAINS DE LA TERRE...Extrait

Vois-tu, il me semble que je marche vers toi depuis toujours. Toujours j'ai ignoré ton nom, ton visage, tes mains. Toujours j'ai espéré la saveur de tes gestes et craint pour ta liberté.   Dans le silence des cris, j'ai le cœur dans la bouche. A voix nue, je marche dans l'ouvert du manque. Comment s'agenouiller ?   Me voilà encore à trébucher dans l'écartèlement du désir.   Parfois, les... [Lire la suite]
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vendredi 13 août 2010

LA-BAS

    Là-bas,     il y avait la houle     et sa liturgie d'écume.      Jamais foulés,     les rivages rêvaient de larmes,     d'échappées belles.      Les branchies tutoyaient les élytres,     le rocher disait la hanche,     énigme salée.       Là-bas, aux confins de la parole,   la bouche pleine des premières étoiles,     nous chevauchions.   ... [Lire la suite]
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vendredi 13 août 2010

EMILE ROUMER

Vous avez ravagé fruits, lambourdes et fleurs depuis noix, corossols jusqu'aux oranges aigres ; tandis qu'en vos jardins rose, œillet, staphysaigre charment les yeux, merci pour la tonte coiffeurs ! Merci pour les dollars dont nous sentons l'odeur mais qu'au léger de main vos poches réintègrent, en quarante cinq ans l'esclavage des nègres vous a donné profits et plaisirs sans douleurs. Merci pour notre sol ravagé, les compères qui pour notre bonheur s'emparent de nos terres, merci pour votre usure,... [Lire la suite]
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