(...)

Je regagnais les portes
des marées de septembre
quand une vague morte
est venue me surprendre
alors j’ai pris ton corps
j’ai fermé tes paupières
j’ai longtemps marché
en direction du nord
et puis je t’ai couchée
dans un filet de pierre
j’ai tressé dans les algues
des fleurs de sable vert
et je t'ai mise en mer
dans le creux d’une vague…



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TRISTAN CABRAL

 

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